Hello ! Bienvenue sur "Thibinspore" !

Quand on a 25 ans (27 maintenant !) et que l'on est passionné de voyages, vivre à Singapour (S'pore, comme ils disent) est une chance. Singapour est en effet une plate-forme rêvée pour découvrir l'Asie du Sud-Est... Autant le dire, je me régale !!!


Sur ce blog, vous trouverez des photos, du baratin, des impressions, des infos intéressantes, d'autres complètement futiles, et tout plein d'autres choses...


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Guide Pratique Thibinspore...
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Et n'hésitez pas à laisser une trace de votre passage sur ce blog, ça fait toujours plaisir ! 

Thib.
Après avoir exploré pendant quelques jours les environs de Turpan, direction Kashgar... j'ai hâte ! Le nom de cette ville à lui tout seul me fait frissonner, après avoir tant lu et entendu sur ce carrefour de l'Asie Centrale... Environ 1200 kilomètres séparent Turpan de Kashgar, et c'est parti pour un beau voyage en train !

En réalité, le train pour Kashgar ne part pas de Turpan, mais de Daheyan, située à une grosse heure de bus de Turpan. Seul étranger au milieu d'un bus rempli de Ouïghours, je suscite la curiosité. Mon voisin, un vieillard avec une longue barbe blanche, me dévisage longuement. La conversation s'engage, c'est (évidemment) assez basique : "Muslim ? - No, Christian ! - American ? - No, French !". Il a semblé satisfait de mes réponses, je pense que ce sont les seuls mots qu'il connaissait en anglais...

Outre cette conversation d'anthologie, ce court trajet de bus a été marqué par une véritable tempête de sable. La dépression de Turpan (voir ici) est réputée pour ses vents souvent déchaînés qui soufflent (force 8 à 12) plus de cent jours par an. J'étais en train de m'assoupir sur mon siège, quand soudain tous les passagers autour de moi se sont agités pour fermer les fenêtres le mieux possible. Et en quelques secondes, le bus s'est retrouvé dans un nuage de sable ! Une poussière très fine s'est engouffrée à travers les rares interstices, nous obligeant à mettre un vêtement sous le nez pour respirer. Pendant de longues minutes, le bus fut littéralement secoué de gauche à droite, au rythme des rafales de vent, obligeant le chauffeur à rouler au ralenti. Je vous jure, c'était impressionnant, et surtout complètement imprévisible ! Mais apparemment j'étais le seul étonné, tout le monde avait l'air de trouver ça complètement normal...

La ville de Daheyan n'a aucun intérêt en soi, mais c'est ici que s'arrête le train en provenance de Urumqi et en partance pour Kashgar. Toujours un vent à décorner les yacks, et juste le temps pour moi d'avaler un plat de noodle dans un boui-boui local...

Hop, 15h01, le train s'ébranle, c'est le départ. Nous étions sensés passer 21 heures dans ce train, mais les vents violents nous ont causé un arrêt imprévu au milieu de nulle part... résultat, nous arriverons à Kashgar après 24 heures de voyage !

Ci-dessous, une série de photo de ce long trajet en train. J'ai volontairement appliqué sur ces photos un traitement spécifique, type sepia, qui reflète selon moi un peu mieux cette ambiance confinée, où chacun tue le temps à sa façon : discuter avec ses voisins de cabine, grignoter un morceau, fumer une cigarette, lire quelque pages, dormir quelques heures... le temps semble tourner au ralenti, au rythme du roulis sur les rails... j'aime les voyages en train, et celui là ne m'a pas déçu !









J'ai fait un heureux dans ma cabine, quand j'ai proposé d'échanger ma couchette du bas contre celle du haut... alors que les couchettes inférieures sont plus chères ! Mais je préfère être en haut, on est plus tranquille... 

(Vous allez me dire, mais alors pourquoi avoir acheté un ticket pour une couchette inférieure ?! Je vous l'ai déjà dit, j'ai des progrès à faire en chinois, et le type m'a tout simplement vendu la couchette la plus chère !!)



Du côté des paysages traversés, ce sont surtout des paysages désertiques, souvent à perte de vue. A noter, une agréable surprise au réveil (le genre de truc qui me met de bonne humeur pour la journée), avec une vue superbe sur les montagnes enneigées du Tian Shan ! 

Alors, certes, il aurait été plus simple (et surtout beaucoup plus rapide) de prendre l'avion, mais c'est tellement moins drôle... Ces longs trajets font véritablement partie du voyage ! 

Et vous, les voyages en train, vous aimez ça ? 

Thib. 
Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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Salut !

Allez, on poursuit l'exploration de cette jolie région de Turpan, toujours dans le Xinjiang... c'est le dernier article sur cette zone, avant de partir plus (beaucoup plus...) à l'Ouest !

Aujourd'hui, c'est parti pour une longue journée dans les environs de Turpan. J'ai rencontré un couple de Tchèques, et nous partageons les frais d'un taxi pour la journée.

Rapidement, on quitte les "grands boulevards" chinois dont je parlais dans le premier article. On retrouve une vie plus traditionnelle, les voitures se font plus rares...


De part et d'autre du chemin, on aperçoit des tas de terre (cf photo ci-dessous). Tayir, notre chauffeur et guide, nous explique que ce sont des karez. Il s'agit d'un système d'irrigation utilisé depuis des siècles dans le Xinjiang, en particulier dans cette région extrêmement sêche de Turpan. Le principe est simple: des tunnels sont creusés à quelques mètres sous terre, pour faire acheminer l'eau depuis les montagnes (glaciers) vers les zones à irriguer. Ces tunnels, creusés à main d'homme, sont souvent longs de plusieurs dizaines de kilomètres... et permettent notamment d'irriguer les célèbres vignes de Turpan ! Sachant qu'à Turpan, il pleut en moyenne 20 millimètres (oui, 2 centimètres !!) par an, c'est dire si un tel système d'irrigation a trouvé son intérêt !


(infos supplémentaires sur les karez par ici)

Il est encore tôt ce matin, et l'objectif est de se rendre au plus profond de la dépression de Turpan, qui constitue ni plus ni moins que le deuxième endroit le plus bas du globe ! Le premier étant la mer Morte, évidemment !

En chemin, on rencontre ces deux hommes, qui sont en train de dépecer, à même la route, une chèvre fraîchement tuée...


Après une grosse heure et demie de route cahotique, et au milieu d'un paysage aride et désertique, nous y sommes.

Alors voilà, le deuxième point le plus bas du globe, ça ressemble à ça :


Donc, pour résumer, à perte de vue, il n'y a RIEN. Un véritable désert de terre. Une terre dure comme de la pierre. Plus sec, tu meurs. Avec, ici et là, quelques flaques d'eau ultra-salée, réminescence du lac d'Aydingkul. "Il y a 10 ans, le lac arrivait ici", m'explique mon guide. "Maintenant, il faut marcher 2 heures par là bas..."

Ci-dessous, un gros plan des cristaux de sel que l'on peut apercevoir au bord de ces flaques. Je vous déconseille de marcher pieds nus, sauf si vous voulez jouer au fakir !


Ci-dessous, Tayir, notre guide ouïghour pour la journée, qui pose fièrement devant la stelle qui marque officiellement l'endroit situé à -154 mètres sous le niveau de la mer...


Comme vous le voyez sur les photos, il n'y a pas grand monde autour, et nous somme seuls. Pourtant, tous les guides de Turpan proposent aux touristes d'aller voir ce lac Aydingkul, mais ils les emmènent... vers un faux lac ! Tayir me mime le tuyau d'arrosage en rigolant... Sont forts ces chinois !

Allez, hop, on repart dans l'autre sens ! Motivés motivés ! Rebelotte sur chemin cahotique, direction le village deTuyok...

En passant, une vue imprenable sur les Flamings Mountains (en français les Monts Flamboyants). Cette curiosité géologique n'a pas volé son nom, c'est vrai qu'on dirait vraiment une montagne de feu... surtout en plein cagnard !


Pour ceux qui suivent attentivement le blog (nombreux j'espère !), on apercevait ces montagnes depuis le site de Gaochang dont j'ai parlé dans l'article précédent...


Nous arrivons enfin à Tuyok. Hum, il faut payer 30 yuan pour rentrer. Payer pour entrer dans un village, ça peut paraître étrange. Mais il faut savoir qu'en Chine, et c'est vrai également dans le Xinjiang (où les business sont souvent tenus par les chinois Hans, et non pas les Ouïghours), TOUT se paye... ce qui devient souvent extrêmement casse-pied ! Payer pour prendre une photo ici, payer pour passer par là...

Revenons à nos moutons. Tuyok est un petit village charmant, encastré dans un site superbe que surplombent les Flaming Mountains. La vue sur le village mérite les 30 yuan à elle toute seule !


Au coeur du village, la mosquée, avec ses quatre minarets, et qui mérite quelques photos.




Balade très sympa dans le village. Aucun touriste (à part le couple de Tchèque qui m'accompagne, évidemment !), c'est appréciable.


Ici, les maisons sont en terre sêchée, comme souvent dans le Xinjiang. On se croirait revenus quelques siècles en arrière (si l'on fait abstraction de la moto ci-dessus !).


En marchant un peu vers le fond du village, on peut rejoindre d'anciennes grottes bouddhistes, creusées dans la montagne. L'accès est barré par un grand panneau d'interdiction, mais la curiosité est plus forte (vous le répéterez pas, hein). Au bout de 10 minutes de marche, on aperçoit les grottes, encastrées dans la paroi. C'est beau !


Pour finir cet article, un portrait de Tayir, mon guide Ouïghour pour cette journée, et que je recommande chaudement ! Tayir a 23 ans. Marié depuis l'an dernier, il vient d'avoir une petite fille. Chauffeur de taxi  à Turpan durant la basse saison, il emmène les touristes dès qu'il le peut pour faire découvrir les environs. Outre le fait d'être très sympa, il a un atout de choc: il parle très bien anglais... j'ai également rencontré son père, mais mon chinois a été peu utile pour tenir une conversation au delà des banalités d'usage !


Allez, à très bientôt pour la suite du voyage ! Nous filerons plein Ouest ! En train, oui monsieur !

Thib. 

PS: à chaque fois que je commence un article, je me dis "allez, je mets pas plus de 10 photos ce coup ci", et bing, encore raté... la sélection est un exercice difficile ! J'espère que ça vous pose pas de souci :-)
Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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Hello !

je vous préviens, cet article va parler de vieilles pierres, de cités disparues, de vestiges archéologiques ! Amateurs de paysages époustouflants ou de portraits de ouighours barbus, prenez votre mal en patience !

Un peu par hasard, j'ai commencé mon périple au Xinjiang par les sites historiques de la région de Turpan. Ce qui m'a donné une super introduction à mon périple...

Je ne vais pas me lancer dans un cours d'Histoire sur le Xinjiang, car d'une part vous allez vous endormir, mais surtout parce que l'Histoire de cette région est complexe, et il est difficile d'avoir une "vision globale". Entre les invasions successives, les multitudes de cités et de peuples différents, pas évident de s'y retrouver !

Globalement, pour comprendre l'histoire de ces cités disparues du Xinjiang, retenez qu'il y a environ 2000 ans, la région du Xinjiang était divisée en différents royaumes (36 au total !), stratégiquement situés le long de la route de la soie...

Nous commencons avec Jiaohe, que j'ai visité le jour même de mon arrivée à Turpan (voir ici). Le site de Jiaohe se situe à 10 kilomètres à l'Ouest de Turpan, et fut la capitale du royaume de Cheshi entre le 1er siècle avant JC et le 9ème siècle après JC. Le site a ensuite été conquis par les Kirghiz au 9ème siècle, puis repris par les Mongols au 13ème, avant d'être abandonné.

Difficile de retranscrire la magie de ces lieux avec des images... photographier des "pierres" n'est jamais un exercice très facile !


Des chemins traversent ce site, ce qui rend la balade très agréable...


Seul au milieu de ces ruines, au coucher du soleil et dans un silence absolu, il se dégage quelque chose de "puissant" (presque flippant !), difficilement descriptible. Je n'ai pas croisé un seul être humain (ni animal d'ailleurs !) durant les quelques heures que j'ai passées sur le site, j'avais l'impression d'être dans un décor apocalyptique...



On reconnaît (avec un peu d'imagination !) quelques influences bouddhistes, notamment avec ce grand stupa...




Le soleil couchant permet de mettre en valeur les ruines de ce site, les lumières sont belles...



Pour la petite histoire, quand je suis retourné vers l'entrée après ma visite, la grande porte d'accès était cadenassée, le site avait été fermé... J'ai sans doute passé un peu trop de temps au milieu des ruines ! J'ai heureusement réussi à trouver un vendeur de souvenirs qui m'a indiqué comment sortir, j'avais pas très envie de dormir sur place...

Allez, sans transition (je suis lancé, je m'arrête plus !) j'enchaîne avec la cité de Gaochang, que j'ai visitée le lendemain... Située à 30km à l'Est de Turpan, sa construction démarre au 1er siècle avant JC, et Gaochang devient la capitale du royaume de Gaochang. On y a retrouvé des vestiges ouighours, sanskrit, chinois et tibetains... si l'on ajoute les influences bouddhistes, nestoriennes et manichéennes, ça nous donne un joli mix !

Ici, c'est un poil plus animé qu'à Jiaohe, notamment avec les "taxis" (des ânes avec leur charette !) pour traverser le site immense qui s'étend sur plusieurs kilomètres...


Avec ces rochers (qui sont en réalité des pans de murs), on se croirait parfois dans l'Ouest Américain, manquerait plus que les cactus...


Le soleil tape fort, et les coins d'ombre sont rares... évidemment, j'ai oublié mon bob, c'est malin...


Certains temples ont été rénovés, ce qui permet d'imaginer un peu mieux la disposition des lieux.


L'environnement de Gaochang est superbe, avec en arrière plan les Flamings Mountains (les Monts Flamboyants en français !), dont je reparlerai dans le prochain article...


Allez, à très bientôt pour la suite ! Et merci pour vos retours, via les commentaires ou autre, ça fait toujours très plaisir !

Thib.
Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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Hello !

Après une courte étape à Chengdu (Sichuan), me voilà en route (en vol) pour Urumqi, la capitale du Xinjiang...


A Urumqi, quelques galères pour trouver le bon bus (mon chinois est un peu rouillé !), et me voilà en route pour Turpan, première étape de mon voyage au Xinjiang. Turpan (Tǔlǔfān en chinois) est située à 150 kilomètres d'Urumqi, dans une région considérée comme la plus chaude de Chine. Le climat est ici extrêmement sec. L'été, les températures grimpent à 50 degrés ! En octobre, il fait bien meilleur, presque un peu frisquet, c'est une saison idéale...

Grâce à un système d'irrigation millénaire (via les karez, j'en reparlerai), la région de Turpan est devenue un important centre de production de raisins.

Sur la route entre Urumqi et Turpan, rien à signaler, à part quelques troupeaux de chameaux...


...d'immenses champs d'éoliennes...


...et des paysages désertiques...


A mon arrivée à Turpan, autant le dire tout de suite, la première impression ne fut pas celle que j'attendais ! Des grandes avenues chinoises, des shoppings malls... je ne m'attendais pas à trouver une oasis avec des palmiers, mais quand même !



A la station de bus, je rencontre Massa, un backpacker japonais, qui m'emmène au Turpan Hotel. Malgré sa façade tape-à-l'oeil, l'hôtel possède quelques dortoirs à bas prix.


Juste derrière cet hôtel se situe le John's Café, endroit conseillé pour rencontrer d'autres backpackers. Et bien le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'y a pas foule ! On est mi-octobre, c'est la fin de la saison touristique... déjà que les touristes ne sont pas nombreux en haute saison, là c'est complètement vide !


Remarquez la vigne et les grappes de raisin qui pendent au dessus des tables, et que l'on retrouve le long des allées piétonnes de Turpan.

Juste à côté de l'hôtel, une école. J'assiste à leurs exercices quotidiens, que j'aurai l'occasion d'observer plusieurs fois durant mon périple au Xinjiang. J'imagine que ces exercices sont une pratique obligatoire dans toutes les écoles de Chine ?


Allez, sans traîner, direction le Minaret d'Emin, situé à quelques kilomètres de Turpan (l'occasion d'une belle balade à pied). Cette mosquée, datant du 18ème siècle, est considérée comme l'un des joyaux de l'Asie Centrale.


Avec ses 44 mètres de haut, c'est le plus haut minaret de Chine.




A l'intérieur de la mosquée, le sol est recouvert de tapis traditionnels.


Je ne sais pas si cette mosquée est encore active de nos jours, mais j'en doute, je n'ai pas vu un seul fidèle !

Pour la suite, je vous emmènerai dans les cités disparues de Jiaohe et Gaochang... c'est là que le voyage commence vraiment !

A très bientôt !

Thib.
Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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Bonjour à tous !

Et oui, de retour après deux superbes semaines passées dans le Xinjiang, une région pour le moins isolée... Suite aux violents incidents de Urumqi en juillet dernier, le gouvernement chinois a gentiment bloqué Internet, les SMS et les appels internationaux, autant dire qu'on se sent véritablement coupé du monde ! J'ai rencontré très peu (voire très très peu !) de touristes. D'ailleurs, je n'ai pas croisé un seul français, alors que d'habitude ils sont nombreux sur les routes...

A la recherche d'une destination "moins courue" et "moins connue", j'ai été servi ! J'avais d'abord pensé à me rendre au Ladakh, dans le Nord de l'Inde, mais le mois d'octobre est peu propice car les chutes de neige peuvent bloquer la région. J'avais également envisagé le Tibet, dont j'avais eu un premier aperçu dans la région du Yunnan (voir ici), mais j'ai été refroidi par le système "agence et guide obligatoire", pas trop mon truc... j'ai donc regardé encore plus au Nord, et le choix s'est finalement porté sur le Xinjiang, dont je ne connaissais quasiment rien (soyons honnêtes !)...

Euh, Thib, le Xinjiang, c'est où ?!

Le Xinjiang, c'est la plus grande province de Chine (3 fois la taille de la France !), située dans le Nord Ouest du pays (voir carte ci-contre). Particularité intéressante, le Xinjiang est bordé par 8 pays différents: Mongolie, Russie, Kazakhstan, Kyrghizistan, Tajikistan, Afghanistan, Pakistan et Inde. Joli coi, non ?

Par sa situation géographique, le Xinjiang fut un axe majeur de la (ou des) route(s) de la soie... durant des siècles, des caravanes ont transité des marchandises (pas seulement de la soie !) entre l'Asie et l'Europe...

Le Xinjiang est également le berceau du peuple Ouïghour, dont j'aurai l'occasion de reparler sur ce blog. Les Ouïghours sont un peuple attachant, loin des clichés "terroristes" ou "barbares" que veut faire croire le gouvernement chinois. Ils sont malheureusement envahis par les Hans (le groupe ethnique majoritaire en Chine), qui sont en train d'anéantir cette culture pourtant riche au profit d'une uniformisation à la chinoise. Et le tout dans une grande indifférence, la cause ouïghour étant bien moins médiatique que celle de son voisin tibétain !

Pour découvrir cette région gigantesque, je suis parti seul, et j'avais décidé de ne pas prendre l'avion (sauf pour arriver et repartir du Xinjiang, bien entendu). Au total, j'ai parcouru plus de 4200 kilomètres (merci Google Maps) à travers le Xinjiang, autant dire que j'ai vu du pays !

Au programme des réjouissances, et donc un aperçu des photos/articles à venir :

- Turpan: une première étape agréable, Turpan est une oasis verdoyante avec ses vignes dans une région pourtant extrêmement aride et sêche. Visite de cités antiques et disparues, marquées par les influences bouddhistes et musulmanes.

- Kashgar : un nom mythique, pour une ville qui ne l'est pas moins. Véritable carrefour de civilisations en plein coeur de l'Asie Centrale. Un vieux quartier ouïghour où il fait bon se balader, mais malheureusement envahi par les buldozers chinois...

- Karakoram Highway : un autre nom mythique, qui désigne la route qui relie Kashgar à Islamabad (Pakistan) à travers les montagnes du Pamir. Nuit dans une yourte au bord du Lac Karakul, ainsi qu'une une incursion jusque Tashguran, dernière ville avant la frontière pakistanaise.

- Désert du Taklimakan : figurez-vous que c'est un des plus grands déserts du monde ! A partir de Hotan, dans le Sud du désert, j'ai passé 2 jours à marcher à travers les dunes, avec un guide ouïghour et accompagné par 3 chameaux. Nuit sous tente, et thé au coin du feu !

- Urumqi : outre être la ville la plus éloignée d'un océan, Urumqi est la capitale du Xinjiang. J'ai passé quelques heures agréable dans cette ville, à flâner dans les rues et à refaire le monde avec les (rares) voyageurs de passage.

Un grand merci à Charles, qui m'a servi de relais pour tenir informés ma famille et mes amis durant ce voyage... A l'aide d'une carte SIM chinoise, je pouvais le joindre (il habite à Beijing) et donner quelques nouvelles ! Je vous invite une nouvelle fois à consulter son blog, et notamment sa série d'articles sur le Xinjiang.

Egalement, un grand merci à Adrian, un ami espagnol rencontré l'an dernier dans le Yunnan, ses conseils de dernières minutes m'ont été précieux...

A très bientôt pour des photos, du baratin, et tout plein de choses ! Stay tuned...

Thib.

PS: pour ceux qui ne sont pas encore abonnés, inscrivez-vous à la Newsletter (colonne à droite), afin d'être prévenu lors de la parution d'un article !

PS2: je ne pouvais quand même pas ne pas mettre de photo dans cet article d'introduction, alors en voilà une. Dire que j'étais là-bas la semaine dernière...

Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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Hello !

un petit message rapide depuis l'aeroport de Singapour... je prends l'avion ce matin pour Chengdu, dans le Sichuan (Ouest de la Chine), ou je vais passer une nuit. Lundi matin, je prendrai un vol pour le Xinjiang, dans le Nord de la Chine, ou je compte passer une dizaine de jours... enfin, si les autorites chinoises me laissent partir la-bas ! A l'instar du Tibet, le Xinjiang est une region tres controlee par le gouvernement chinois.

Ce periple sera l'occasion pour moi de decouvrir un petit bout de cette fameuse "route de la soie"... Le Xinjiang, et notamment la ville de Kashgar, etait un carrefour majeur de cet itineraire mythique !

Je n'aurai pas acces a Internet durant ces 2 semaines, mais suivez les commentaires, je ferai passer quelques nouvelles...

Pour un apercu du Xinjiang, je vous invite a aller faire un tour sur le blog de Charles, un francais habitant a Beijing, qui a ete se balader recemment dans cette region : http://www.simaosavait.com  

A bientot !

Thib.
Par Thib - Publié dans : Chine - Xinjiang - Communauté : Voyages
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La baie d’Along (ou Halong) est sans aucun doute l’un des endroits le plus célèbre du Vietnam, voire même d’Asie du Sud-Est. Les images de ces fameuses falaises karstiques, classées au patrimoine de l’UNESCO, sont certainement aussi symboliques pour le Vietnam que notre Tour Eiffel !

Evidemment, qui dit connu dit inévitablement très touristique. Le port de la baie d’Along donne rapidement la température, avec des dizaines et des dizaines de bateaux (certains avec des voiles, tels les anciennes jonques, mais pour faire joli !) prêts à charger des touristes…


Pour effectuer une croisière, le plus simple (et le plus économique) est de réserver un tour depuis Hanoi, car s’organiser par ses propres moyens semble davantage une source de soucis qu’autre chose. Autant le dire clairement, la sélection d’un « tour » s’apparente à une véritable loterie.

Pour une croisière « 2 jours 1 nuit », les prix s’échelonnent entre 60 et 250 USD par personne, et il est parfois difficile de s’y retrouver quand vous devez choisir le tour depuis une agence à Hanoi… Le descriptif des prestations et les photos sur papier glacé sont parfois en décalage avec la réalité, et évidemment tout est payable d’avance ! Après quelques discussions, nous jetons notre dévolu sur une croisière sur la « Pinta Cruiser », pour environ 95 USD par personne… ce qui s’avèrera un très bon choix !

Une fois sur le bateau, on prend nos quartiers dans les chambres…


On fait le plein d’essence…


Et c’est parti pour 2 jours (enfin, 24 heures !) à naviguer au milieu de tous ces pains de sucre…




A certains endroits, vous ne serez pas tout seuls…


Ici ou là, vous croiserez des vendeurs ambulants…



Au programme des activités, certains iront barboter…


D’autres iront visiter les grottes…


Je vous conseille la sortie kayak…


Qui permet de découvrir des endroits inaccessibles aux bateaux…


That’s all, folks !

Globalement, j’ai donc eu une bonne impression de cette virée dans la baie d’Along. Le choix de la croisière ainsi que la météo clémente ont sans doute grandement contribué, et permettent d’oublier les désagréments inévitables à ce genre d’endroit touristique (mer très sale par endroits, embouteillages parfois digne de la Place de l’Etoile, etc).

Articles liés: Hanoi, Hoh Chi Minh City, Best of Vietnam food.

Thib.

Détails pratiques :
- voir article sur Hanoi pour se rendre à Hanoi/Halong depuis Singapour.
- prix pour une croisière 2j/1n : entre 60USD et 250 USD. Mieux vaut éviter les premiers prix, sauf si vous êtes ric-rac niveau budget et que les cafards ne vous dérangent pas trop. Sachez aussi que pour les premiers prix, vous ne sortirez pas du circuit classique, et que la nuit pourrait être bruyante si votre capitaine jette l’ancre à côté du bateau boîte de nuit ! Je pense qu’il vaut mieux choisir des agences avec peu de bateaux, et bien se faire certifier le nom du bateau. Mieux vaut également choisir un bateau avec pas trop de monde (15 personnes – 8 chambres semble raisonnable). Attention, les boissons ne sont jamais incluses dans le prix.
- environ 2h de route pour rejoindre Halong City (le port d’embarquement) depuis Hanoi.
Par Thib - Publié dans : Vietnam - Communauté : Asie du Sud-Est
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Coucou !

un petit saut à Hanoi, qui date du mois d'avril dernier... quelques photos feront mieux l'affaire qu'un long texte, dans cette ville où il fait bon se balader... J'aime bien ce chaos ambiant, souvent bruyant, toujours coloré... grignoter un morceau dans la rue sur des tabourets en plastique, prendre un moto taxi pour une folle virée dans les rues de la ville, profiter d'une pause massage, et évidemment goûter aux délices de la cuisine vietnamienne...

Plutôt qu'une liste des "choses à voir à Hanoi" (que vous trouverez partout sur internet ou dans un guide), voilà une série de 15 photos, collectées au hasard de mes déambulations dans la ville... J'espère qu'elles vous plairont, et n'hésitez pas à me laisser un petit mot !

















A bientôt ! Nous partirons en direction de la célèbre Baie d'Halong...

Stay tuned !

Thib.

Détails pratiques:
- visa nécessaire pour les Européens. Procédure pas très simple, il faut se rendre à l'ambassade ou passer par une agence. Environ 35 Euro si fait à Singapour, davantage si fait en France. Compter minimum 1 semaine de délai.
- pour se rendre à Hanoi depuis Singapour, plusieurs solutions. La plus simple (mais pas forcément la moins chère) est de prendre un vol direct avec Tiger ou Singapore Airlines. De notre côté, nous avions choisi de passer par KL à l'aller (vol KL-Hanoi très peu cher avec Malaysia Airlines), et un vol direct Hanoi-Singapour (20 USD !) avec Tiger Airways au retour.
- taxi aéroport - centre ville : environ 12 USD.
- niveau logement et restau, des dizaines de petites guesthouses / hotels du côté de la rue Ma May, dans la vieille ville. C'est un endroit idéal pour se balader et "sentir" le vieux Hanoi.
- suggestion d'hotel: Sunshine 3, 73 Ma May. Attention, il y en a plusieurs, cf leur site web hanoisunshinehotel.com. Environ 20 USD pour une chambre double avec petit dej. Très bien situé, service sympa.
- 2 bonnes adresses pour manger un morceau : Little Hanoi (9 Ta Hien) et 69 Bar & Restaurant (69 Ma May). Par contre déçu par le Wild Lotus (55A Nguyen Du Str), qui m'avait été recommandé, que j'ai trouvé cher et avec un service quelconque.
Par Thib - Publié dans : Vietnam - Communauté : Asie du Sud-Est
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Le Kawa Ijen... rendu célèbre par Nicolas Hulot dans son émission Ushuaia... lac d'acide couleur vert émeraude, porteurs de souffre... pas besoin de faire un dessin, ça faisait un moment que je voulais y aller !

Curieusement, l'occasion ne s'était encore jamais présentée. Il faut savoir que ce volcan n'est pas très facilement accessible (et tant mieux). Il se situe à l'extrême Est de l'île de Java en Indonésie, et il existe donc deux solutions pour rejoindre la zone: arriver via Surabaya, ou alors via Bali.

Profitant d'un week-end de 3 jours, nous réservons les billets avec Silkair pour Surabaya. Il est 9h du matin quand nous atterrissons à Surhabaya, et, comme d'hab, c'est séance improvisation car nous n'avons rien réservé. Nous hésitons à tenter l'option "cheap", à savoir rejoindre le terminal de bus et alterner les bus et bemo publics pour rejoindre Bondowoso, point de passage obligé pour rejoindre le Kawa Ijen. Mais le temps nous est compté, et pour nous autres voyageurs du week-end, le temps c'est de l'argent... nous optons donc pour la version taxi. Et c'est parti pour... 5 heures de route !!! Imaginez-vous donc atterrir à Roissy, et demander tranquillement au chauffeur de taxi de vous conduire à Brest... c'est un peu pareil :-)

Nous arrivons à Bondowoso vers 15h. Le dernier (et unique ?!) bémo pour Sempol est déjà parti. Un gars accepte finalement de nous monter à Sempol, moyennant plus de 10 fois le prix du bemo public. Pas le choix... Deux heures de route, enfin, si l'on peut encore appeler ça une route, qui ressemble davantage à une succession de nids de poule et de caillasse !!

Sempol, enfin. On se pose dans une guesthouse, il est 17h. Et dire que ce matin, nous étions à Singapour... et nous voilà maintenant au milieu de plantations de café sur l'île de Java, avec les dernières lueurs qui éclairent le Kawa Ijen que nous apercevons au loin ! Vivement demain !

La nuit fut courte... Réveil à 4h du mat (!!!), un petit dej' rapidement avalé, et c'est parti 1h en "ojek" (taxi-moto) dans la pénombre... tout est désert, silencieux... il fait frais, la route est sinueuse et étonnamment peu cabossée, et au fond le Kawa Ijen détache son ombre imposante devant les premières lumières... 

Nous laissons les motos au centre PHKA de Pos Paltuding. Séance "signature des registres et acquittement du droit d'entrée". On prévient notre chauffeur de moto qu'il ne sert à rien de nous attendre, car nous comptons passer une grande partie de la journée au sommet, et pas seulement une heure ou deux, comme la majorité des touristes...

Après une petite heure de montée parfois raide (il est 5h du matin, les muscles sont encore engourdis !), nous croisons les premiers porteurs de souffre, et arrivons au niveau d'une maison de bois, où les porteurs de souffre effectuent la pesée de leur chargement.


Encore quelques centaines de mètres, et nous arrivons sur l'arrête du cratère. Il est à peu près 6h du matin, il fait jour, mais le cratère est toujours à l'ombre. Au fond du cratère, une épaisse fumée... et l'on aperçoit des dizaines de petits silhouettes qui s'activent...


Nous décidons de descendre dans le cratère. Le chemin est étroit, et nous croisons de nombreux porteurs qui remontent leur chargement de soufre. Nous faisons bien attention de ne pas les gêner dans leur travail, c'est évidemment la moindre des choses...

(attention, descendre dans le cratère est dangereux. Lisez mon avertissement en fin d'article).

Au fur et à mesure que nous descendons, l'odeur pestilentielle du soufre se fait de plus en plus forte. Imaginez une odeur d'oeuf pourri... nous approchons prudemment de l'endroit où les mineurs collectent le soufre. Inutile de préciser que leurs conditions de travail sont infernales !!! Tant bien que mal, ils essaient de se protéger des vapeurs de soufre qui arrivent sans prévenir. Je vous jure, quand le vent tourne et que la fumée nous entoure, on ne fait pas les malins... les yeux commencent à piquer, la gorge brûle... c'est impressionnant, pour ne pas dire vraiment flippant. Et ces mineurs endurent de telles conditions de travail pendant de longues heures...



Ci-dessous, le mineur esquive un nuage de souffre, et mord son chiffon mouillé pour limiter la brûlure de la gorge...


Nous discutons un moment avec des mineurs. Salaire moyen: 5 dollars par jour. C'est à dire au dessus du salaire moyen dans la région... mais à quel prix ! En moyenne 4 aller-retours quotidiens entre l'intérieur du cratère et la base du volcan, avec des charges qui dépassent 70 kg... Leur espérance de vie ne dépasse pas 40 ans, la faute à ces vapeurs hautement nocives.

Quelle leçon de vie que de voir ces mineurs piocher, charger leur paniers, plier sous le poids du bambou... et alors que nous remontons doucement, des mineurs descendent en trottinant et en chantant...


Il doit être à peu près 7h ou 8h du matin, le soleil fait à présent de belles percées et dévoile progressivement le lac vert en arrière plan.


Une fois de retour sur l'arrête du cratère, on décide de remonter le long de la crête, pour essayer (est-ce possible ?) de faire le tour dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. Les points de vue sont magnifiques, et évidemment nous ne croisons absolument personne !

En arrière plan, des cônes volcaniques se détachent ici et là, paysage typique (et superbe) de cette région Est de Java...


Ci-dessous, une vue intégrale du lac. Les mineurs travaillent dans la fumée sur la gauche.


Une pause biscuits plus tard, nous continuons notre marche autour du cratère. Mais progressivement, le chemin devient un peu plus incertain, parfois un peu vertigineux. Par où faut-il donc passer ? Nous descendons en contrebas sur le flanc extérieur du volcan, dans l'espoir de contourner à travers la forêt. Mais après de longues et éreintantes hésitations, nous décidons de rebrousser chemin : les nuages commencent déjà à monter de la vallée, nous n'avons qu'une petite bouteille d'eau et un demi paquet de biscuits, un peu limite pour entreprendre ce hors-piste ! Un peu déçus certes, mais la sagesse l'emporte...

De retour à l'entrée du cratère, les mineurs continuent leur travail harassant, entre ceux qui retournent dans le cratère avec les paniers vides, et ceux qui en remontent avec 70kg sur l'épaule...


Ici, c'est la pesée. Chaque mineur y passe, ils sont payés au kilo ! Les masses transportées sont impressionnantes : on dépasse régulièrement les 80 kg... et le gars qui contrôle la pesée me raconte qu'il a déjà vu passer 107 kg...


Nous redescendons au pas de course. De retour au PHKA, nous décidons de continuer la "chaîne". Et oui, où vont les mineurs avec leur chargement ? Que font-ils du soufre ? Nous décidons de les suivre, et c'est avec surprise que nous arrivons dans un gigantesque hangar. C'est ici que le souffre est "traité": fondu au feu de bois dans de gigantesques marmites, puis solidifié en fines couches sur le carrelage, puis concassé avant d'en remplir de gros sacs. Et le tout dans une odeur et une chaleur insoutenables !


De retour au PHKA, nous rencontrons une bande de jeunes indonésiens très sympa, qui se proposent de nous ramener à Bondowoso dans leur van. On ne se fait pas prier longtemps, et ils sont aussi ravis que nous ! Sur le passage, quelques arrêts dans la région de Blawan, notamment connue pour ses cascades et sa végétation luxuriante... à noter, un plouf dans les sources chaudes d'un petit village, au milieu d'indos amusés de voir ces touristes profiter de ces plaisirs locaux...


Retour à Bondowoso, où nos amis nous invitent à déguster le meilleur "Bakso" de la ville. Cette soupe avec boulette de viande s'avère être délicieuse, et ça change du traditionnel nasi goreng !

Une nuit dans un petit hôtel cheap de Bondowoso, et départ aux aurores pour Surabaya, en bus local (nous avons le temps !). Sur le chemin, nous nous arrêtons quelques heures pour constater les ravages causé par "Lapindo", ce lac de boue donc je reparlerai...

A bientôt !

Thib.

PS: étant donnée l'irrégularité persistante de la fréquence de publication, inscrivez-vous à la Newsletter de ce blog (en haut à droite), pour ceux qui ne l'ont pas encore fait !!!

Quelques recommandations / conseils si vous allez dans le coin :

- ATTENTION, descendre dans le cratère est dangereux, et c'est officiellement interdit. Ne sous-estimez pas les vapeurs de soufre. Il suffit d'un coup de vent dans le mauvais sens, et ça peut mal se passer. Les yeux qui piquent, et la gorge qui brûle. Soyez prudents. Si jamais vous décidez de descendre, et si vous êtes pris dans un nuage de soufre, faîtes comme les mineurs, mordez dans un mouchoir humide.

- Même si ça va de soi, essayez de faire le maximum pour ne pas déranger les mineurs... Notamment, laissez-leur la priorité lorsqu'ils montent ou descendent... c'est la moindre des choses...

- N'hésitez pas à leur donner des petite pièces ou des bouteilles d'eau... vous pouvez également acheter des petites statues de souffre.

Détails pratiques: prix indicatifs, comme d'hab'... au moins ça vous donne une idée...
Deux possiblités pour rejoindre le site du Kawa Ijen : via Surabaya / Bondowoso / Sempol, ou alors via Bali / Gilimanuk / Ketapang / Banyuwangi. Nous avons choisi la première option, surtout à cause d'une promo de Silkair vers Surabaya.
- taxi de Surabaya -> Bondowoso : 550 000 Rp.
Tarif négocié en arrivant à l'aéroport. Environ 5 heures de trajet. C'est 10 fois moins cher en bus public, que l'on a pris au retour.
- Bemo de Bondowoso -> Sempol : 250 000 Rp. Environ 2 heures de trajet.
- droit d'entrée à Sempol : 5 000 Rp / pers
- ojek (moto) Sempol -> PHKA : 35 000 Rp / pers (aller simple). Environ 45 min de trajet.
- Arabika Guesthouse à Sempol : 125 000 Rp la chambre. 
- droit d'entrée PHKA site du Kawa Ijen : 15 000 Rp / pers
- bus Bondowoso - Surabaya : 24 000 Rp / pers
=> Budget total constaté pour 3 jours, tout compris sauf les vols, par personne: 74 euros (merci Tom-Tom !)

Par Thib - Publié dans : Indonésie - Communauté : Asie du Sud-Est
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Hello !

un mois et demi sans publication ! Du jamais vu sur thibinspore... what a shame ! Il faut dire que Thib n'était pas beaucoup à S'pore, justement, ces derniers temps. Mais aussi à Hong Kong, en Australie, en Inde et en France ! Pour le boulot principalement... Bref. Je n'écris pas ce blog pour raconter ma vie, mais faut bien que je trouve des excuses pour justifier un si long silence ;-)

Avant de reprendre une série d'articles et de photos, un petit article destiné principalement à ceux qui habitent à Singapour.

Avis aux amoureux de la photo de voyage ! Une superbe expo, "The Unguarded Moment", vient de démarrer a l'Asian Civilisation Museum à Singapour. Photographe de voyage connu et reconnu, Steve McCurry expose une trentaine de ses clichés durant un mois, donc certains n'ont jamais été publié auparavant.

Steve McCurry, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est un monument de la photo de voyage, et sans doute l'un des photographes que j'admire le plus. Si son nom ne vous dit rien, peut-être reconnaîtrez-vous cette image de cette jeune réfugiée afghane, photo prise en 1984 et qui a fait à l'époque la couverture du National Geographic :


Reconnaissez cette photo ?

Hier, pour l'ouverture de son expo, j'ai eu la chance d'assister à une conférence de ce Monsieur McCurry en personne (en faisant le forcing et les yeux de bambi, car je n'étais pas inscrit...), qui a passé un long moment à parler de sa conception de la photo à travers le voyage. Passionnant... un homme très humble, et plein d'humour, notamment à travers ses anecdotes sur ses missions en Inde ou en Afghanistan (deux pays qu'il connaît bien). Il a notamment raconté les retrouvailles avec cette femme afghane, 15 ans plus tard... la jeune femme était retournée vivre dans son village d'origine en Afghanistan, et a été retrouvée grâce à son frère, qui a exactement les mêmes yeux !

Allez jeter un oeil sur son site (www.stevemccurry.com), ça mérite de s'y attarder quelques minutes. Cliquez sur "Fine Art Prints", et vous aurez une selection de ses plus beaux clichés.

Bref, une expo photo à ne rater sous aucun prétexte !!! Vous avez jusqu'au 19 juillet. En plus c'est gratuit...

Thib.

PS: détails de l'expo: par ici
Par Thib - Publié dans : S'pore life - Communauté : Photographies
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