thibinspore
 
Dimanche 11 mai 2008
Bonjour à tous !

Ca y est, j'ai enfin trouvé un peu de temps pour terminer cet article...

Rappelez-vous, nous étions à Bohol (voir par ici)...

Et à présent, cap sur Siquijor ! (prononcez "Siqui-hor", en expirant le "h"...)

Pour celà, on embarque depuis Alona Beach, sur une bangka, embarcation traditionnelle des Philippines. La mer est bleue, il fait grand beau... que demande le peuple ?!


Et avant de mettre le cap sur Siquijor, nous ferons un crochet par le petit îlot de Balicasag, pour un tour de "snorkeling"... oui, c'est la petite île que l'on voit sur la photo ci-dessous !


Bon, soyons honnête, sur la photo, tout paraît paradisiaque... ce qui ne ressort pas, c'est le bruit INFERNAL du moteur de la bangka... un bon 120 décibels, style marteau-piqueur...

Une fois arrivés au large de Balicasag, qui voilà ? Le loueur de masque et tuba, la clope au bec, toute rame dehors ! Moi je dis, ça c'est du job !


Après une chouette trempette (poissons dans tous les sens, y compris des petits "nemos" !), il est temps de remettre le cap sur LA destination tant attendue... et après 2 heures de traversée (toujours dans un vacarme assourdissant), voilà la côte de Siquijor...


La place de parking pour le bateau est rapidement trouvée...


Premier constat : y'a pas trop de monde... je sens que ça va me plaire !!!


Jeux de couleur sur la mer...


Aussitôt les quartiers pris (un petit bungalow chez Kiwi Resort), il nous faut dégotter une moto. Et la voilà, jaune encore une fois, pour ceux qui se rappellent de la virée à Bohol ! On ne change pas une couleur qui gagne !


Une carte photocopiée dans la poche, c'est parti pour une superbe escapade... direction, à l'Est toute, en longeant la côte !

On commence avec la plage de Salagdoong, très fréquentée des Philippins (ambiance trempette - karaoké - barbecue), car nous sommes aujourd'hui dimanche...


C'est chouette, non ?


D'ailleurs, certains ne se privent pas pour faire un petit saut dans la grande bleue !


(non ce n'est pas moi sur la photo... je suis derrière l'appareil, je peux pas tout faire !)

Ci-dessous, une plage plus traditionnelle, sans sable, mais jonchée de noix de coco... les pêcheurs s'apprêtaient à partir en mer.


Et là, un coup de coeur, cette plage située dans les environs de Minalolan...


Des habitants charmants de Minalolan, étonnés de voir des touristes, et avec qui nous partagerons quelques "satay" (brochettes au barbecue)...


Un crochet par la ville de Lazi, avec sa jolie église San Antonio de Padua et son couvent (le plus vieux des Philippines !)


Dans les hauteurs de Lazi, la magnifique cascade de Cambughay, déserte en fin de journée...


S'ensuit une jolie route, très peu fréquentée, par l'intérieur des terres... superbe... avec ces habitants, étonnés de voir des touristes ("hellooooooooo")... une invitation à prendre un verre par ici, à participer à un match de volley par là...


Le soleil décline, peu à peu... ci-dessous, dans la brume, l'île de Negros...


Un coucher de soleil qui se passe de commentaire... enfin si, le commentaire que je peux faire, c'est que c'est l'un des plus beaux qu'il m'ait été donné de voir...


Le lendemain matin, aux aurores, il est temps de repartir... la mer est basse, mais le bangka nous attend, au loin !
  
Que dire de cette escapade à Siquijor ? Ce fut très très (trop) court, mais j'ai l'impression d'avoir pu saisir un peu de la magie de cette île... une invitation à y retourner !


Cerise sur le gateau, durant la traversée du retour, une quinzaine de dauphins bondissent ici et là autour du bangka... je n'avais jamais vu (sauf dans la série Flipper !) des dauphins faire des cabrioles (le salto, à l'aise !!)... c'est beau... j'ai pris très peu de photos, préférant juste admirer... ci-dessous, on en voit quelques uns, juste devant le bateau...


Voilà ! J'espère que ça vous a plu ! Je le cache pas, j'ai aimé cet endroit...

J'espère que vous prenez autant de plaisir à lire ce petit article que j'en ai eu à l'écrire ! Comme d'hab, n'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez, à me donner un retour, une réaction...

Quelques remerciements :

- Loïc, dont je vous recommande le site (www.loic-paradise.com), une véritable invitation au voyage... vous y trouverez notamment une très belle page sur Siquijor !
- Corinne, qui sans le savoir m'a beaucoup aidé, via son blog (petitesbullesdailleurs.fr) et ses chouettes articles sur les Philippines...
- Helder, pour ses détails pratiques de dernière minute...

Ces 3 personnes ont contribué à mon envie d'aller découvrir ce petit bout d'île qu'est Siquijor... merci merci !

A bientôt ! Nous partirons en Malaisie... l'Indo est également au programme, avec une jolie découverte sur Bintan Sud...

Thib.

PS : j'ai mis beaucoup de photos dans cet article, mais c'est pourtant une sélection ! J'en remettrai d'autre sur mon site photo, quand j'aurai le temps... mais pourquoi les journées ne font-elles que 24 heures ?

Détails pratiques :
- pour arriver sur Siquijor depuis Bohol, voir mon article sur Bohol ici
.
- Concernant le logement, beaucoup d'info sur www.mysiquijor.com/lodging.html
Perso j'ai logé au Kiwi Dive Resort (www.kiwidiveresort.com
), très chouette, mais j'aurais bien essayé le Islander Paradise (juste à côté), qui était malheureusement complet. Chez Kiwi, super accueil, super ambiance. Environ 600-800 pesos pour un bungalow. Nous n'avions pas réservé. Possibilité de faire de la plongée. Location de moto (500 pesos par jour).
- pour retourner sur Bohol, si vous décidez comme moi de venir avec une bangka "privée", le plus simple est de convenir d'un horaire de retour avec celui qui vous a emmené sur Siquijor... Sinon il y a des traversées (à quelle fréquence ? pas forcément tous les jours...) depuis Larena, il faut se renseigner.

- dépenses minimes pour location de masque / tuba, droits d'entrée ici ou là...
Mercredi 30 avril 2008
Bonjour à tous !

Je m'excuse d'avance auprès des lecteurs qui attendent un récit et des photos de Siquijor... ça arrive !

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet nettement moins sexy, faut dire ce qui est...

Le week-end dernier, escapade à Endau Rompin, un parc naturel situé en Malaisie, à quelques centaines de bornes de Singapour. J'aurai l'occasion d'en reparler dans un prochain article, mais sachez pour l'instant que ce parc est une immense jungle, encore préservée et sauvage. Avec, entre autres réjouissances, des sangsues.

Alors, pour commencer, c'est quoi, une sangsue ?

Ben oui, après tout, moi, avant de partir à Singapour, je savais pas trop ce que c'était... par contre, je savais que c'était pas le genre de bestiole qui faisait rêver, pour rester poli...

Aperçu en image de cette charmante créature :


Allez, une autre, juste pour le plaisir des yeux :


Charmant, hein ?

Imaginez un petit ver, de quelques centimètres de long, qui gesticule partout... ça se colle sous vos chaussures, ça remonte, ça s'infiltre dedans... et ça vous suce le sang, en toute impunité... alors ça donne un truc du genre, quand on s'en aperçoit :


Beurk. Oui, c'est mon pied, et ça date du week-end dernier. Ca faisait même pas 10 minutes qu'on était arrivés !

Point positif (quoique), c'est complètement indolore. Le truc moins sympa, c'est que ça saigne pendant un long moment, la faute aux anti-coagulants relachés par la bestiole.

Pour se protéger de ces répugnantes petites créatures qu'on-sait-pas-pourquoi-Dieu-il-a-créé-ça, il existe plusieurs méthodes. S'asperger les chaussettes, les chaussures et le bas du pantalon avec un spray anti-moustique semble une bonne (et nécessaire) première étape. Paraît que ça marche aussi avec du déo ! Ou du tabac. Bref, tout ce qui "sent".

(on aurait pu croire - naïvement - que la seule odeur nauséabonde d'un pied qui vient de marcher quelques heures dans une jungle humide à 35°C suffirait à repousser les sangsues, mais force est de constater que... non !).

Sinon, il y a aussi la technique des locaux qui habitent dans la jungle, pour ceux qui sont un peu plus téméraires. C'est simple, il suffit de marcher en tongues, et de vérifier régulièrement (en marchant) si une sansgsue est accrochée à votre pied... et avant qu'elle ne commence à sucer le sang (euh, c'est à dire qu'il faut réagir rapidement !), splitch, suffit de virer la sangsue d'une petite pichenette avec l'index ! Hum... ça a l'air de fonctionner plutôt bien, mais la méthode est assez risquée, faut l'avouer ! Et puis marcher en tongue dans la jungle, heu, bof bof...

Heureusement, pour vous, lecteurs assidus de ce blog fantastique qui rêvez de vous retrouver dans une jungle malaisienne remplie de sangsues, j'ai LA solution. Que j'ai découverte ce week-end. Ca m'a coûté la somme astronomique de 12 ringgits, soit à peu près 2,50 euros. Il s'agit de la chaussette anti-sangsues.

Laissez-moi vous expliquer.

En gros, il s'agit d'une longue et large chaussette en toile, assez épaisse. On l'enfile par dessus sa chaussette normale, avant de mettre la chaussure. Et l'on ferme le tout à l'aide d'une petite ficelle, sous le genou. Ca donne un truc du genre :


Ca fait du sens, comme on dit, non ? Et croyez-moi, c'est efficace ! Même si elles parviennent à s'engouffrer dans vos chaussures, les sangsues ne pourront pas atteindre votre pied... et puis comme la chaussette est haute, avant que ces bestioles ne montent trop haut, suffit de les virer délicatement (ou en hurlant à l'aide, c'est selon)... c'est élémentaire !

Notez que cette chaussette anti-sangsues est, comme son nom l'indique, une chaussette ! Et non un gant, ou un bonnet... Conséquence malheureusement implacable, rien n'empêche ces charmantes petites créatures de vous sucer le bras, la main ou tout autre partie vulnérable... mais comme ce sont les pieds qui sont aux premières loges, le gros des dégâts est évité !

Voilou ! C'était la trouvaille du week-end ! A présent, plus d'excuse pour ne pas aller faire un tour dans les jungles malaisiennes !

Bon, je file, faut que je révise mon chinois... le prochain article sera moins repoussant, promis !

Thib.

PS : pour les ceux qui habitent à Singapour, il paraît qu'on peut acheter ces chaussettes dans le shop du Botanic Garden... merci Tom pour l'info !

PS2 : petit inconvénient - minime - de ces chaussettes : la respiration de vos petits petons laisse à désirer ! Odeurs garanties (j'en ai fait l'expérience) lorsque, après quelques longues heures de marche dans une jungle bien humide, vous décidez de les enlever... ;-)
Mardi 22 avril 2008
Salut à tous !

Récemment, petit week-end prolongé aux Philippines... Premier épisode de la série, avec Bohol !

Euh... Thib, c'est où Bohol ?

Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la géographie philippine, j'ai (dans ma grande bonté) cherché et trouvé une petite carte pour avoir une idée de la chose.

En gros, les Philippines sont constituées de 3 régions : Luzon (vous vous rappelez, les rizières de Banaue, Manille, le volcan Taal...), Mindanao (jamais été par là bas, mais ça me tente bien !) et les Visayas. Bohol fait partie de cette dernière "zone"...
 
 

Pour rejoindre Bohol depuis Singapour, il faut passer par Cebu. Si vous êtes un peu détraqué comme moi et à cheval sur vos (ô combien précieux) jours de vacances, vous pouvez prendre le vol de nuit, départ à minuit de Singapour, arrivée à 4h du mat' à Cebu... de là, il vous reste à rejoindre le ferry terminal, pour choper le premier bateau en partance pour Bohol... Un peu violent, il faut l'admettre, et pas la solution la plus reposante... mais ça se fait sans trop d'encombre et ça permet d'optimiser le timing... à bon entendeur !

Trêve de considération méta-philosophico-temporelle, et l'on attaque sans tarder avec les stars de Bohol : les tarsiers. Les quoi ?! Oui, les tarsiers sont de petits animaux, qui ressemblent à de tout petits singes... avec des yeux ENORMES... à Bohol, il est possible de se rendre dans le "Tarsier Foundation Center", qui comporte une petite réserve avec quelques spécimens.

Regardez, cherchez la petite bête sur la photo ci-dessous, qui vous observe avec ses gros yeux...


Tenez, en voilà un d'un peu plus près !


Paraîtrait qu'il aurait inspiré Steven Spielberg pour son personnage d'ET... avec des yeux et des doigts pareils, on voit la ressemblance !


Bon, ce que les photos ne montrent pas, c'est la taille de cet animal... une dizaine de centimètres de haut (sans la queue), c'est à dire mi-nu-scule ! Et ces yeux, punaise... j'adore... on dirait qu'il est en permanence étonné... comme si on venait de lui annoncer une nouvelle hallucinante... Sachez qu'en proportion, ses yeux sont 150 fois plus gros que ceux d'un humain ! A resortir au prochain cocktail mondain...

Allez, on attaque la star numéro 2 de Bohol : les Chocolate Hills. Ces étranges collines sont devenues une attraction touristique majeure de Bohol.


Il s'agit de petites collines arrondies, qui s'étendent à perte de vue. Etrange formation géologique... Durant la saison sêche, ces collinettes virent au marron, couleur chocolat... d'où leur nom.


Mais Bohol, ce n'est (heureusement !) pas que les tarsiers et les Chocolate Hills, ce sont aussi (et surtout !) des paysages de rizières, des petits villages, des habitants charmants... l'idéal, c'est évidemment de s'y balader à moto...



D'ailleurs, regardez un peu le bolide jaune flashy qu'on avait dégotté :
 
Petit coup de projecteur sur un endroit très sympa pour se poser à Bohol, loin de l'affluence touristique : la guesthouse Nuts Hut. Perdue au milieu de la verdure (inaccessible en voiture), au bord de la rivière Loboc... un petit havre de paix !



Petit tour sur la rivière Loboc...


Le périple sur Bohol aura été de (trop) courte durée... Il est temps de rejoindre la destination principale de ce week-end aux Philippines, à savoir Siquijor... j'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain article !

Pour rejoindre Siquijor, il nous faut prendre un bateau depuis Alona Beach, la célèbre et touristique plage située sur Panglao. Bon, sur la photo ci-dessous il n'y a personne, mais je crois qu'il peut y avoir beaucoup de monde...

(j'aurais aussi pu dire que j'avais gommé tous les touristes avec Photoshop, mais vu ma connaissance de ce logiciel qui frise le néant, c'est pas très crédible !)


Pas de temps pour la farniente (toujours pas mon truc, je n'ai pas changé sur ce point...), et cap sur Siquijor !

A bientôt !

Thib.

Détails pratiques :
Attention, comme d'hab, ces détails sont le fruit de MON expérience...
- Singapour - Cebu avec la compagnie Cebu Pacific. Pas de visa nécessaire à l'arrivée. Attention, taxe d'aéroport de 550 pesos au retour.
- ferry Cebu - Bohol (Tagbilaran). On n'avait pas réservé, on peut se pointer directement au ferry terminal en taxi depuis l'aéroport. Premier ferry vers 6h du mat'. Prix : 450 pesos pour un trajet. 2 heures environ.
- A Tagbilaran, vous serez assaillis par les conducteurs de tricycle qui vous proposeront les tours de Bohol. Ils peuvent vous amener au Tarsier Foundation Centre, et/ou à Nuts Hut, ou sur Alona Beach... A titre indicatif : environ 250 pesos pour rejoindre Alona Beach (sur Panglao) depuis Tagbiliran. Sinon, on peut aussi prendre les jeepneys, perso j'adore !
- droit d'entrée au Tarsier Foundation Centre : 20 pesos.
- Nuts Hut guesthouse : http://www.nutshuts.com Environ 600 pesos la chambre (plusieurs catégories). Pour rejoindre la guesthouse : soit par la rivière Lobok, soit par la route puis 800 m à marcher.
Service de location de moto (500 pesos la journée), massage and co...
- pour rejoindre les Chocoloate Hills, on est parti à moto depuis Nuts Hut. Belle balade, environ 70 km AR. Ne pas oublier de prendre une carte, évidemment ! Petit droit d'entrée pour le viewpoint.
- pour aller à Siquijor depuis Bohol, pas de ferry direct. Il faut prendre un bateau privé (une bangka). Attention, c'est cher... comptez environ 4500 pesos aller-retour (à diviser par le nombre de personnes sur le bateau), 2 heures de traversée si la mer est correcte (plutôt 3 heures si la houle est de la partie !).
Jeudi 10 avril 2008
Le Mont Kinabalu, c'est un peu la star en Asie du Sud-Est. A 4095 mètres, c'est le sommet de la région, si l'on fait abstraction du Nord de la Birmanie et de la Papouasie. Quand tu parles de montagne par ici, tout le monde te demandes "tu as fait le Kinabalu ?"

Et inlassablement, je répondais que "non, je n'ai pas fait le Kinabalu". Et ça ne m'attirait pas plus que ça, pour être honnête.

Pourquoi ? Pour deux raisons principales. La première, c'est que cette ascension est devenue utlra-touristique, et l'idée de monter avec 200 personnes ne m'enchantait pas vraiment. La deuxième raison est liée à la première : conséquence de cet afflux important de grimpeurs (et de leur argent...), le parc est très réglementé, et c'est devenu assez difficile d'organiser cette ascension, car il faut (en théorie) réserver des mois à l'avance le refuge, au risque de ne pas pouvoir monter. Officiellement, "pas de réservation" = "pas d'ascension". J'en connais qui se sont fait avoir...

Bref. Profitant du long week-end de Pâques (oui, le vendredi Saint est férié à Singapour !), on (trois potes et moi-même) a décidé de tenter le coup. Départ à 3h du mat' de Singapour pour rejoindre en taxi l'aéroport de Johor Bahru en Malaisie, et nous voilà dans l'avion, en direction de Kota Kinabalu (partie malaisienne de Borneo). On a rien réservé du tout. Du coup, on sait pas trop si l'on va pouvoir obtenir le droit de monter (le fameux "climbing permit"). Au pire, on fera autre chose, hein !

La vue d'avion, vous l'avez vue dans un post précédent (ici).

(d'ailleurs, pour le détail pratique, si vous voulez avoir une chance d'apercevoir le Kinabalu depuis l'avion, trouvez-vous un siège près d'un hublot sur la droite...)

Une fois arrivé au camp de base (les "headquarters"), situé à 2 heures de taxi de l'aéroport de Kota Kinabalu, c'est là que tout se joue. Il FAUT qu'on trouve un moyen pour obtenir cette satanée autorisation de montée. On se dirige vers le comptoir des "accomodations", pour réserver une nuit dans le refuge d'alitude de Laban Rata (on sait pertinemment qu'il est complet, mais on fait comme si on savait pas...). Evidemment (on s'en doutait je vous dis !), on nous répond que non, il n'y a plus de place. On joue les faux-étonnés, et on commence à pleurnicher un peu, à faire les yeux de bambi, arguant que "non, vous pouvez pas nous faire ça !" La bonne femme nous dit d'aller voir au comptoir des "climbing permit", parce que "peut-être qu'ils auront une solution". Ah. Bon. On se dirige vers le-dit comptoir. L'employée nous demande si l'on a une réservation pour le refuge. On lui répond que non. Et elle nous répond tranquillement que c'est pas possible de monter sans réservation (sans blague !!!). On rejoue les faux-étonnés. On se remet à pleurnicher un petit coup, avec un p'tit coup des yeux de bambi (quel cinéma, je vous jure...). On lui demande si, vraiment, y'a pas une solution ? Même si, par exemple, on dort par terre, n'importe où ? Toujours avec des grands sourires, en restant poli... des ptites larmichettes qui coulent... (bon j'exagère, hein, mais dans l'idée c'est vraiment ça...). Et 30 secondes plus tard, l'employée prend son téléphone, nous disant qu'elle appelle son responsable. Aaaaaaaaaah, on sent qu'on a une petite ouverture, là... Peu après, on rencontre ce mystérieux correspondant, qui nous dit que pour aujourd'hui c'est vraiment complet, mais pour demain il reste quelques places, en "dormant par terre". Et ben, heureusement qu'on a pris 3 jours, hein !!!

S'ensuit la négociation, laborieuse, du prix. Honnêtement, c'est un peu du racket. Au final, l'ascension va nous coûter aussi cher que le billet d'avion... soit, au bas mot, près de 80 euros par personne pour 2 jours, tout compris (permis, guide, assurance, nourriture, transport vers le point de départ, et droit de dormir dans le refuge...). Pas moyen de descendre le prix plus bas, le gars ne veut rien entendre. A prendre ou à laisser... Ok, banco, on prend !

Ouf ! La bonne nouvelle, c'est qu'on a obtenu ce fichu permis ! C'était pas gagné d'avance, et encore une fois, heureusement qu'on a eu la bonne idée de partir 3 jours, sinon c'était cuit...

En attendant, le reste de la journée se passe tranquilement... le temps est humide, pluvieux parfois... alors on joue au poker, avec des graines de tournesol en guide de jetons, dans un petit restau 100% malais très sympa que l'on a dégotté à 10 minutes à pied des headquarters, et où l'on va pouvoir passer la nuit pour une poignée de ringgits...


Le lendemain matin, après une longue nuit réparatrice (la nuit précédente fut courte, avec un départ de Singap' à 3h du mat'...), c'est parti. On démarre vers midi, pour la première partie de l'ascension, qui consiste à rejoindre le refuge Laban Rata (environ 1500 mètres de dénivelé positif).

Au moment précis où l'on commence l'ascension, il pleut des cordes. Et quelles cordes ! Des cordes bien épaisses, qui mouillent bien...

Je préfère dire clairement, la montée fut... humide :-) Les Malais montent avec leur parapluie. J'aurais été le premier à dire que "c'est débile de monter avec un parapluie !!!" mais en fait, j'aurais bien aimé en avoir un... à bon entendeur !

Hormis quelques passages, cette montée est en réalité un escalier. Mais la difficulté, c'est que les marches sont du type "plus irrégulières, tu meurs" ! Certaines font quelques centimètres de hauteur, pour d'autres, on approche le demi-mètre... certains passages sont assez rudes physiquement (et boueux, aussi, m'enfin bon !).

Après 4 heures de montée (sans trop se presser), on arrive enfin au refuge. Le tout dans le brouillard, évidemment. On ne change pas une météo qui gagne ! Perso, je commence à me dire que si on a ce temps là demain pour l'ascension finale, ça va pas être très drôle...

Ci-dessous, une photo qui vous semble peut-être hyper banale, mais qui témoigne de l'unique trouée qui nous aura été accordée par Dame Nature durant cette montée... tout le reste n'aura été que brume, pluie et boue !


Et encore, faut pas être trop difficile, car cette trouée n'aura pas duré longtemps : une bonne quinzaine de secondes,  avant de replonger dans cette purée de pois. Ci-dessous, le refuge Laban Rata, qui apparaît mystérieusement hors de la brume...


En entrant dans le refuge, je dois l'avouer, ça fait un petit choc. On a tous en tête les images de petits refuges sympa de montagne, au coin du feu... Bon, là, en fait, on n'est pas tout seuls, jugez plutôt la salle commune :


On s'enregistre (comme à l'hôtel), et le gars nous précise (presque un peu gêné) que notre chambre, c'est... cette salle :-) Bref, on sait pas trop comment on va faire pour arriver à trouver de la place pour s'allonger, mais après tout, qu'importe, on était prévenu !

En attendant, douche, puis opération déjeuner (sous un rayon de soleil !), délicieusement combinée à l'opération "sêchage de chaussettes". Bon appétit !


Coucher de soleil plutôt chouette, depuis le refuge :

    
En fait, une fois que tout le monde rentre dans sa chambre respective pour la nuit, c'est là que tout se passe. Les tables sont rangées... Et voilà qu'ils amènent des matelas, des draps, donnent des couvertures et tout !!! Même un oreiller avec une taie propre !!! Complètement inespéré... finalement, ça n'a absolument plus rien d'un "plan squatt" ! Moi qui pensait dormir à même le sol, entre 2 pieds de table...

Malgré ce confort, force est de constater que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, ou presque. L'altitude (3300 m) doit jouer, sans doute. Sans compter que, dormant dans la salle commune, on est évidemment réveillé par les plus matinaux, ces $*%£* de randonneurs qui veulent partir beaucoup trop en avance... résultat, réveil à 1h30 du mat' !
 
Vers 3 heures, on débute notre montée. Le ciel nocturne semble dégagé, tant mieux ! Etonnamment, il ne fait pas froid... Et c'est une véritable colonne de lampes frontales, en file indienne, qui attaque les premières marches. On se débrouille comme on peut pour douber à droite à gauche quand le rythme est trop lent.

Après une session de marches en forêt, arrive la partie un peu plus délicate (tout est relatif), où l'on peut s'aider de cordes pour monter.

Puis vient... le point de contrôle ! Oui, ici, à près de 3700 mètres d'altitude, il y a un poste de contrôle !!! Le gars vérifie que ton permis est en rêgle, pour te laisser monter... et pas moyen de contourner, je vous assure ! Mieux vaut être en règle, sinon bye bye le sommet ! Alors, fièrement, on sort nos "climbing permits"...

La dernière partie est magnifique. Il s'agit en fait d'une gigantesque dalle de granite, en pente douce. On a une chance monstrueuse, car le ciel est dégagé, rempli d'étoiles, et la lune est presque pleine. Et, surprise de taille et agréable, il ne fait toujours pas froid !! Il fait frais, certes, mais rien (absolument rien !) à voir avec ce que j'ai connu pour le Semeru ou le Rinjani... cette nuit, par un heureux concours de circonstance (merci Dame Nature), le vent est quasiment nul... génial !

Temps de pose de 60 secondes (à la lumière de la lune !) pour la photo ci-dessous, dont je suis plutôt content. On voit même les étoiles !


Contrairement à ce qu'on pense (c'était mon cas), cette montagne très photogénique ci-dessus n'est pas le Kinabalu lui-même. Le sommet, le voici, ci-dessous, dans une autre tentative de photo de nuit (60 secondes encore une fois). Vous pouvez apercevoir des traînées blanches sur la montagne... ce sont les lampes frontales des grimpeurs !


Le sommet se rapproche... sur la photo ci-dessous, en jaune à l'horizon, ce sont les lumières de Kota Kinabalu ! En contre-jour, ou plutôt, en contre-lune... on est toujours en pleine nuit, et le soleil doit se lever de l'autre côté !


D'ailleurs, en parlant du soleil, le voilà, avec ses premiers rayons, peu après notre arrivée au sommet (perfect timing, merci le guide !) :


Et de l'autre côté, ce cône d'ombre, absolument superbe, qui épouse les formes du Kinabalu... d'ailleurs je savais pas qu'il était aussi "cônique" ! Et le petit point blanc, c'est la lune... et si vous regardez bien, dans le cône, on voit la mer, et les îles, toujours à l'ombre...


Pour revenir un peu à la réalité, n'espérez pas être le seul à admirer ces jolis paysages : sur la photo ci-contre, une partie de l'attroupement au sommet, qui me faisait tant redouter l'ascension du Kinabalu ! On était 250 à monter, ce jour-là...

Petit jeu de miroir comme je les aime, lors de la descente :


Et cette pointe, tellement belle :


Ci-dessous, on voit la colonne des marcheurs qui redescendent, sur cette grande dalle de granite :


Retour à Laban Rata, qui se détache au-dessus de la mer de nuage...


Petite pause bien méritée au refuge. Le buffet est plutôt bon (vive le nasi goreng !). Mais pas le temps de trop s'attarder, il nous faut redescendre...

Dernière partie longue mais sans histoire, si ce n'est des jambes (et genoux pour certains !) douloureuses, une pluie battante (quel bol on a eu, de ne pas avoir une goutte au sommet...), et des marches à n'en plus finir...

Et le soir, en dégustant une pizza bien méritée face à la baie de Kota Kinabalu, Dame Nature nous a offert un joli spectacle :


Il est temps de reprendre le taxi pour l'aéroport, pour retourner à Singapour... arrivée à 1h du mat' chez moi, en pleine forme le lundi matin au boulot ! :-)

Quelques conclusions, rapidement et en vrac :

- j'ai été agréablement supris par cette ascension. Scéniquement, c'est sans doute (avis personnel) un cran en dessous du Semeru ou du Rinjani, mais j'ai trouvé ça vraiment chouette quand même. Surtout la fin, sur cette dalle de granite, je n'avais jamais vu ce type de paysage ailleurs.
- physiquement, c'est assez rude. Les dénivelés sont importants : 2200m en positif et idem en négatif, le tout en deux jours. Mais étrangement, la partie finale de l'ascension ne pose pas de problème, hormis les difficultés de souffle liées à l'altitude. La difficulté majeure, finalement, ce sont ces marches, qui mettent nos gambettes à rude épreuve, surtout à la descente !
- techniquement aucune difficulté. Et le guide, même s'il est obligatoire, ne sert pas à grand chose, car il est impossible de se perdre !
- j'ai été impressionné par le "service" dans le refuge Laban Rata. Même si c'est blindé de monde, le service est impeccable, la nourriture est plutôt bonne et à volonté (buffet). Sans parler des matelas pour le "plan squatt", impressionnant ! Donc finalement, le prix est justifié...
- autre bon point à signaler, l'entretien impeccable du parc. Aucun (ou très peu) de déchets sur les chemins, rien à voir avec le Rinjani (malheureusement).
- on a eu un bol ENORME pour la météo ! Car même s'il a plu (beaucoup) pour la montée jusqu'au refuge et la descente à partir du refuge, toute l'ascension finale aura été magnifiquement dégagée, et sans vent... une grande chance !

J'espère que ce long article vous a plu, et je vous dis à bientôt !

Thib.

PS : les jours suivant cette ascension, des courbatures comme j'ai rarement eu... ah, ces marches, ça casse complètement les jambes !

Quelques conseils :

- si vous voulez faire l'ascension, tentez de réserver à l'avance (voir ici
). Si vous pouvez, évitez les week-ends, il y a moins de monde, donc plus de chance d'avoir une place.
- si c'est officiellement complet, vous pouvez faire comme nous, en vous pointant comme des fleurs. Attention, il n'est pas garanti qu'il y ait une place... maximisez vos chances en partant plus longtemps (on est parti 3 jours). Et de la chance, il faut en avoir un peu... mais qui ne risque rien n'a rien !
- guide obligatoire. Même si en soi, c'est inutile. Impossible de se perdre, et aucune difficulté technique.
- possibilité d'utiliser les services de porteurs, pour limiter le poids à transporter. Pas forcément un mauvais plan si vous avez les genoux fragiles.
- pour les genoux fragiles, pensez aux bâtons de rando...
- pensez à emmener quelques barres de céréales et autres en-cas énergétiques, pour les pauses durant l'ascension.

et quelques détails pratiques : (comme d'hab, à titre purement informatif...)

- pour rejoindre Kota Kinabalu depuis Singapour : Air Asia depuis Johor Bahru (Senai airport). Taxi jusque Sennai, environ 70 SGD depuis le centre de Singapour.

- taxi aéroport de KK -> parc du Kinabalu : 150 RM (taxi officiel), 2 heures.
- entrée du parc de Kinabalu : 15 RM
- prix global de l'ascension : environ 400 RM (80 euros) pour 2 jours, dont 130 RM pour guide/permis/assurance (sur une base de 4 personnes). Peut-être moyen de trouver moins cher... et certainement possible de trouver beaucoup beaucoup plus cher !
- guesthouse pas chère pas loin (10 minutes à pied) des headquarters : Bayu Homestay, 15 RM la nuit en dortoir et un petit restau.
Dimanche 9 mars 2008
Hello !

Ca fait un moment que je n'ai pas écrit... presque 2 semaines, une éternité ! Il faut dire qu'en ce moment, je passe un peu de temps à monter un petit site web 100% photo, qui devrait voir le jour rapidement j'espère...

En attendant la mise en ligne de ce nouveau site, laissez-moi vous raconter une anecdote... ça s'est passé il y a quelques semaines, lors de mon séjour à Sumatra... J'avais écrit ces lignes à mon retour, mais je les avais jamais publiées... donc les voilà !

Remettons-nous dans le contexte. Aujourd'hui c'est notre dernier jour de notre périple indonésien sur Sumatra, on reprend l'avion demain matin à Medan pour Singapour. Pour l'instant, on est encore à Samosir, l'île située sur le Lac Toba (voir ici pour l'article correspondant).

Il est 9 heures du matin, petit dej'. Pour changer du traditionnel banana pancake, je jette un oeil au menu, et je commande une omelette aux champignons. Tom opte pour l'omelette au fromage. Quoi de plus banal, hein ! On a prévu une matinée "achats de souvenirs", avant de reprendre le bateau (1 heure de traversée) puis la voiture (4 ou 5h de route) pour retourner sur Medan.

Seulement voilà, 10 ou 15 minutes après avoir avalé ce petit dej' et toujours assis à la table, je commence à me sentir un peu bizarre, comme quelques légers vertiges. Je continue avec discuter avec Tom et Rio (le gérant de la guesthouse), comme si de rien n'était, en me demandant intérieurement ce que j'avais : gros coup de barre matinal ? Hypoglycémie ? Juste des vertiges, même si ça ne m'arrive jamais ?

Quelques minutes passent, et je me commence vraiment à me poser des questions (toujours sans rien dire), parce que j'ai vraiment la tête qui tourne...

Tout à coup, je réalise un truc. Je me souviens avoir vu qu'il était possible de se procurer des "magic mushrooms" (champignons hallucinogènes) dans ce coin de l'Indonésie, réminescence des années 80 où cet endroit était très tendance au sein de la communauté hippie-peace-and-love. On peut d'ailleurs apercevoir ce genre de panneau rigolo dans le coin :


(Merci Amélie pour la photo !)

Mais je me dis "mais non c'est pas possible, ils n'ont quand même pas foutu des magic mushrooms dans mon omelette du pti dej' sans me le dire...".

Je pose quand même la question à Rio. Qui me répond très sérieusement que non, "of course", les champignons de l'omelette sont "normaux". "Never in the morning !", me dit-il en rigolant.

Hum. Mais alors d'où viennent ces vertiges, qui me semblent de plus en plus forts ? Je lui demande quand même d'aller vérifier auprès de la cuisinière... et voilà notre bonhomme qui revient 2 minutes plus tard, l'air désolé : "sorry sorry mister !!! She is new here... she made a mistake... she didn't know".............

...  (silence) ...

... (moment de solitude, le genre de moment où tu te dis "nan mais c'est pas vrai, pincez-moi je rêve ?!???") ...

... (p'tain, les cons)...

Une fois la surprise passée, je pensais pouvoir contrôler l'effet de ces trucs hallucinogènes, en disant à Tom que "si c'est pas plus fort que ça, ça va aller, je vais gérer... tant que je reste assis !!".

Cinq autres minutes passent. Tout à coup, je dis à Tom "euh, tu peux me raccompagner à la piaule s'il te plaît". Et Tom, qui était en train de compter les sous pour payer l'addition : "ok, je finis de payer et j'arrive". Et moi de lui répondre, l'air qui déconne pas : "euh non, tu finis pas de payer, tu me ramène maintenant s'il te plaît, merci..."

Le distance de la table jusqu'à la piaule fait environ 15 mètres, plus 3 marches d'escalier. Pfiouuuu !!! Les murs m'ont été bien utiles pour rétablir ma trajectoire, pas très contrôlée. Je me suis même pris les pieds dans le chien qui dormait dans le couloir. Quant aux 3 marches, je n'en parle pas, merci Tom pour ton aide ! Et l'arrivée (la tombée !!) sur mon pieu, une délivrance...

S'ensuit une bonne heure allongé, complètement sonné, à voir tout trouble. N'ayant pas complètement perdu le sens de la réalité, je réalise que pour mes achats de souvenirs, c'est râpé. Je me demande même si je vais pouvoir prendre le bateau, dans cet état... Surtout que c'est pas comme si j'avais juste "essayé" de goûter à un champignon magique, puisque j'ai (goulûment) avalé l'omelette entière ! Et au fait, elle connaît le "dosage", la cuisinière ?!????

Punaise... Bon, progressivement, disons au bout d'une grosse heure, l'effet a commencé à décroître... signalons qu'entre-temps, j'avais tout de même fait une tentative de sortie hors de la piaule, qui a duré environ 2 minutes, avant que je me dise "nan là Thib tu laisses tomber, tu retournes t'allonger"......

Alors non, je n'ai pas vu d'éléphants roses ni de cochons à pois jaunes. Et heureusement, je n'ai pas "mal" terminé. Mais je vous assure, ça fait bizarre... surtout à 9h du mat' !!!

Après coup, on s'est bien marré :-)

Si vous passez à Samosir sur le Lac Toba... pensez-y ;-)

A bientôt pour d'autres articles ! Faudra que je vous raconte une escapade en Malaisie, le week-end dernier...

Thib.
Mardi 26 février 2008
Après Vientiane (voir ici) et Van Vieng (voir ), suite et fin de ce (court) périple Laotien, avec un morceau de choix : Luang Prabang. Cette petite ville (20 000 habitants...) est un petit bijou, classé au patrimoine mondial de l'humanité dressé par l'UNESCO.

Sans aucun doute, l'image la plus marquante de Luang Prabang est fortement teintée de orange : tous les matin, au lever du soleil (vers 6h du mat !), des centaines de bonzes défilent, pour recueillir leur nourriture de la journée, généreusement donnée par les habitants de la ville... Et le tout dans un silence... religieux ! C'est vraiment impressionnant.




Et ces moines à la robe orange, on les croise partout à Luang Prabang...


Quant à ces couleurs... on pourrait en faire des tableaux !


Tous les soirs, dans une ruelle du centre, se tient un marché de nuit, tenu par des femmes d'origine Hmongs. Un joli festival de couleur ! Et que c'est agréable de pouvoir se balader et faire ses achats sans être harcelé en permanence... j'ai rarement vu ça en Asie, en tout cas pour un marché touristique, donc ça mérite d'être signalé !


      
Scène de vie... j'aime les couleurs de la photo ci-dessous.



Bon, évidemment, on ne peut aller à Luang Prabang sans visiter (au moins quelques uns !) ses temples, souvent superbes. Ci-dessous, une vue prise dans l'enceinte du Wat Xieng Thong.


Là, le Wat Sène Soukharam.



Et depuis la colline du Wat Phousi, on a une jolie vue sur les alentours... au passage, si vous avez la lumineuse idée d'aller voir le coucher de soleil depuis les hauteurs, sachez que vous ne serez pas seuls ;-)


Ci-dessous, un petit clin d'oeil... éléphantesque ! Et oui, le Laos est aussi surnommé le "pays du million d'éléphants"...

 
Allez, un autre coucher de soleil sur le Mekong... le bon plan pour en profiter en évitant l'affluence du Wat Phousi : allez au temple Wat Phabat Tay, un peu excentré (environ 2 USD de tuk-tuk depuis le centre), mais une vue imprenable !


Et comment aller à Luang Prabang sans rendre hommage à l'un des plus grands explorateur-aventuriers français... il est inconnu au bataillon pour le commun des mortels (dont moi, évidemment !), mais Henri Mouhot (c'est son petit nom) est ni plus ni moins celui qui, au milieu du XIXème siècle, a notamment découvert le site d'Angkor, alors enfoui sous la végétation... et ce grand homme est mort ici à 35 ans, à quelques kilomètres de Luang Prabang, terrassé par la malaria...

 
Se rendre sur sa tombe depuis Luang Prabang peut faire l'objet d'une belle balade à vélo ! Le plus dur, malheureusement, c'est de trouver un vélo à louer... il semble qu'il soit désormais interdit de louer des moto ET des vélos... c'est bien dommage.

A bientôt !

Thib.

Détails pratiques :
- attention, de manière générale et surtout en haute saison, les prix sont beaucoup plus élevés à Luang Prabang que dans le reste du Laos... ça varie du simple au double, notamment pour les guesthouses.
- pour Luang Prabang, prévoyez des USD (plutôt que des kips), car la plupart des prix sont indiqués en USD, tourisme de masse oblige.
- pas de guesthouse à conseiller, car déçu du rapport qualité prix de "Tatsaphone guesthouse". Très bien située, mais 17 dollars la nuit... il y a certainement mieux.
- Location de moto interdite à Luang Prabang. Location de vélo difficile (officiellement interdite ?) et hors de prix (10 USD par jour et par vélo ?)
- Wat Phousi : 20 000 kips, idem pour le Wat Xieng Thong. Les autres temples sont gratuits.
- De nombreuses agences proposent des excursions. Tourisme écologique oblige, c'est souvent assez cher.

- Un bon endroit pour les massages : Lotus du Laos, dans la rue principale.
- Pour assister à l'aumône des bonzes, RDV près de tous les temples, vers 6h du matin... magie garantie, pour peu que vous ne soyez pas à l'endroit où s'accumulent tous les touristes !!!
Mercredi 20 février 2008
Allez, zou ! Après Vientiane (voir ici), c'est parti pour un tour à Van Vieng !

Van Vieng se situe à 160 km au Nord de Vientiane, sur la route de Luang Prabang et en bordure de la rivière Nam Song. Faudrait que je mette une chtite carte, mais là... pas le temps !


La région de Van Vieng est superbe, constituée de falaises karstiques. Euuh... "karstique", kezako ?! Vous savez, c'est le genre de paysages que l'on trouve par exemple à Koh Phi Phi (voir ici) ou dans la Baie d'Along (pas encore été là-bas !)... sauf qu'ici ces falaises ne surplombent pas la mer, mais les rizières.


 
Van Vieng est connu pour être un repaire de jeunes routards débauchés. Et bien effectivement, c'est frappant !!! Dans la ville, ce ne sont pas des Laotiens que l'on croise en majorité, mais des jeunes style hippie-peace-and-love, mal rasés, avec le tee-shirt "Beer Lao"... le soir, ils sont des dizaines, avâchis dans des coussins, à mater Friends en sirotant une bière, quand ce n'est pas en fumant quelques substances pas forcément très licites...


D'ailleurs regardez, j'ai pris une ptite photo du menu "officieux" (c'est à dire pas affiché à l'extérieur, mais donné tout naturellement quand vous rentrez !!!), ça parle tout seul :


Oui, vous lisez bien... faîtes vos emplettes ! Un sac de champignons magiques ? un petit thé à l'opium ? Un joint, au choix opium ou herbe ? Le tout pour quelques dollars... (les prix sont en kips, en gros à diviser par 10 000 pour arriver aux USD...)

Honnêtement, cette ambiance que je qualifierais de "débauche douce" ne m'a pas dérangé. Les jeunes en question sont en général plutôt cool, tranquilles et pas chiants. Bref, plutôt amusant de croiser une telle population en plein coeur du Laos. Ca fait un peu penser à Tuk-Tuk, sur les berges du Lac Toba (voir ici)...

Perso, ce que je retiendrai de Van Vieng, ce ne sont pas ces routards débauchés tout heureux de pouvoir fumer tranquille. Ce sont ces sourires, ces rencontres... une journée à moto à silloner les environs, avec pour seul guide une carte et notre intuition... des moments inoubliables, à partager un verre ou autres spécialités locales... avec tous ces petits enfants qui hurlent "sabaidee" à notre passage... mémorable.


 
A noter, une très bonne initiative : un cours d'anglais est dispensé bénévolement tous les jours à quelques kilomètres du centre de la ville, pour les enfants des environs. Et les étrangers de passages (moi, moi, moi !!!) sont plus que les bienvenus pour donner un coup de main...


Quel grand moment ! Une heure passée avec les bambins, qui viennent des villages voisins. La majorité sont des Laos, mais l'on croise également des Hmongs et des Katus. J'vous jure, quand je suis en face de ces gamins pour tenter de donner un "cours", je me demande si j'ai pas raté ma vocation... une deuxième vie, peut-être ;-)

A bientôt ! Nous filerons en direction de Luang Prabang (voir ici), un petit bijou classé au patrimoine mondial de l'humanité...

Thib.

Détails pratiques :
- Pour venir à Van Vieng depuis Vientiane, ou pour savoir comment rejoindre le Laos depuis Singapour, voir l'article sur Vientiane ici.
- Suggestion de guesthouse : Phoubane Gesthouse, juste au bord de la rivière. Un peu sommaire, mais bien situé. 70 000 kips la nuit. A tester également : Pan's Place, l'accueil était vraiment sympa.
- location de moto : 30 000 kips la journée chez Pan's Place. Un conseil si vous voulez faire un tour à moto dans les environs, procurez vous l'excellente carte des environs de Van Vieng produite par Hobo Maps... en vente un peu partout pour 20 000 kips.
- petites taxes ici et là pour taverser les ponts en bambous...
- pleins de restaus partout. Et 90% avec une télé qui hurle.
- pour les cours d'anglais bénévoles, renseignez-vous à l'Organic Farm ou au restaurant du même nom.
- pour rejoindre Luang Prabang : environ 120 000 kips en bus AC.
Samedi 16 février 2008
Enfin, je trouve un peu de temps pour commencer à vous parler du Laos ! J'vous jure, le temps, c'est le nerf de la guerre... bref.

Commençons notre incursion laotienne par Vientiane, la capitale. Venant de Singapour, ce n'est pas forcément pratique de rejoindre Vientiane, ni même le Laos en général, car il n'y a pas de vols directs... résultat, le plus simple est sans doute de passer par Kuala Lumpur.

On démarre avec le principal marché de la ville, le marché Khua Din. Je vous l'ai déjà dit, j'adore les marchés... (voir ici). Allez, c'est parti !
 

Etonnamment, on trouve de la baguette à peu près partout à Vientiane (et au Laos en général), réminescence de l'époque coloniale française... ce n'est pas désagréable de se faire un bon petit jambon-beurre de temps en temps, hein !
 
D'ailleurs dans les rues, on trouve de nombreux panneaux en français...


Ci-dessous, le Patuxai, fortement inspiré de notre arc de triomphe parisien.


Un poil plus excentré se trouve le Wat That Luang, sans doute le monument le plus connu de Vientiane, voire du Laos. Ce grand stupa doré contiendrait un cheveu de Bouddha...



Regardez, je ne suis pas le seul à faire mon touriste... même les bonzes s'y mettent ! Ci-dessous, photo de famille ! Je vous préviens d'avance, vous risquez de retrouver quelques autres bonhommes orange dans les prochains articles... on en croise partout au Laos, dans les rues et évidemment dans les temples...


Revenons dans le centre de Vientiane. Ci-dessous, mon temple préféré, le Wat Sisaket. Absolument superbe !


Rangée de bouddhas dans les galeries de ce même temple. Derrière les "gros" bouddhas, dans les petites cavités, se trouvent d'autres bouddhas... il y en aurait une dizaine de milliers !!!

 
Une photo que j'aime bien, ci-dessous. Il s'agit d'un détail du temple Wat Ho Phra Keo, situé juste en face du Wat Sisaket.


Bon, vous l'avez compris, le centre de Vientiane regorge de temples... donc on continue la visite ! Ci-dessous, le temple Wat Mixai.
 
Et là, un détail du temple Wat Ong Teu.


Et le soir, après toutes ces visites, rien de tel qu'une petite bière (une Lao-Lao, évidemment !) en regardant le soleil se coucher sur les rives du Mekong...


A bientôt ! Je vous emmènerai à Vang Vieng (voir ici) !

Thib.

PS : pfff, pour gagner du temps, je me suis dit "je vais seulement mettre 3-4 photos"... et voilà, ça y est, je me suis encore laché... J'espère que ça vous plaît en tout cas ;-)

Détails pratiques :
- Pour rejoindre le Laos, pas de vols directs depuis Singapour. A mon avis, le plus simple (et le moins cher) est de passer par Kuala Lumpur, puis prendre un vol Air Asia KL -> Vientiane.
- Attention, on ne peut pas changer les SGD à l'aéroport de Vientiane... ni même ailleurs au Laos !!! Vous êtes prévenus... toujours possible de retirer avec une carte Visa, mais attention à la commission.
- Visa à l'arrivée : 30 USD. Prévoir une photo d'identité.
- Taxi pour rejoindre le centre : 6 USD en taxi officiel.
- Suggestion de guesthouse pour Vientiane : Saylom Yen Guesthouse, Saylom road. Accueil très sympa, et chambres correctes et bon marché. Pas loin du centre à pied. Environ 60 000 kips (< 6 USD) par chambre.
- Viennoiseries excellentes à la Scandinavian Bakery.
- Entrée payante pour le That Luang (5000 kips), le Vat Sisaket (5000 kips) et le Vat Phra Keo (5000 kips). Les plupart des autres sont gratuits.
- Tuk-tuk pour aller à l'aéroport : environ 4 USD.
- Trajet en "van" pour Van Vieng : environ 70 000 kips par personne.
Lundi 28 janvier 2008
Il est des idées week-ends que j'aurais presque envie de garder pour moi... parce que peu connu, peu touristique, facilement accessible depuis Singapour... et surtout très chouette !!!

Mais dans ma grande bonté (et modestie), je daigne livrer quelques ficelles... de toute façon, comme ce blog est inconnu pour le commun des mortels (il ne sait pas ce qu'il rate), pas grand risque de faire face à une subite augmentation touristique pour mes prochains week-ends dans ce coin :-)

Parlons de Bintan. Là, ceux qui connaissent doivent se dire "quoi, il va nous parler de Bintan ?! C'est ça, le bon plan week-end ?! Les resorts, la farniente et les sports nautiques ?! Là où vont les Singapouriens pour leurs vacances ?! Merci pour le bon plan..."

Laissez-moi continuer :-)

Bintan est une île située juste en face de Singapour, et qui appartient à l'Indonésie. En superficie, Bintan représente 3 fois Singapour. En nombre d'habitants, Bintan compte... 22 fois moins d'habitants que Singapour.

Comme vous le voyez sur la petite carte ci-dessous, la partie "Bintan resorts" est confinée dans le Nord de l'île. Tout le reste de l'île, c'est l'Indonésie encore préservée et peu développée... aux portes de Singapour !


Direction Tanjung Pinang, la "capitale" de Bintan, à 2 petites heures de ferry de Singapour. Après 50 minutes de taxi depuis Tanjung Pinang, on arrive de l'autre côté de Bintan, sur la plage de Trikora. Quel dépaysement ! Ici, des villages sur pilotis, principalement habités par des familles de pêcheurs...

 


Côté logement, il est possible de dormir dans des endroits très sympa, du style ci-dessous. A titre de comparaison, une nuit dans ce décor de rêve n'est pas plus cher que 2 ou 3 bières achetées sur Clarke Quay...



Notez qu'en ce moment c'est la mousson, et même si l'on a eu seulement une heure de (grosse) pluie à déplorer pendant le week-end, le résultat est qu'il n'y a quasiment personne, mis à part quelques privilégiés pas mécontents d'avoir fait le voyage !

Non loin de là, en remontant la plage, c'est le coin où se retrouvent les aficionados de kite-surf. C'est un spot parfait à marée haute, quand le vent est de la partie. Et sur la photo de droite, un resort en construction... vite, dépêchez-vous de venir avant que le tourisme de masse ne détruise cet endroit encore préservé !!!

 
Hormis ces quelques constructions, le reste de la côte est consitué de grandes plages, de quelques maisons sur pilotis et autres barques de pêcheurs... Les photo ci-dessous sont prises à marée basse, la mer se retire très loin.



Ci-dessous, on aperçoit une île sur laquelle il est, je crois, possible de se rendre... ce sera pour la prochaine fois !


Fin du week-end, et retour par Tanjung Pinang... une grosse bourgade indonésienne, et surtout le principal port de Bintan.


J'aime bien la photo ci-dessous, prise au détour d'une rue à Tanjung Pinang.


Un grand merci à Christophe, qui se reconnaîtra, pour ses conseils avisés sur ce "Bintan hors sentiers battus" !

Thib.

Détails pratiques :
- quelques bons conseils et renseignements utiles sur wikitravel, en particulier ici et ici.
- Singapour -> Tanjung Pinang : prendre le ferry à Tanah Merah Ferry Terminal. 37 SGD aller-retour. Environ 2 heures de trajet. Billet retour "open", avec c'est préférable (obligatoire ?) de confirmer l'heure de retour à l'office de la compagnie, situé à Tanjung Pinang.
- visa indonésien, pour nous autres européens : 10 USD pour 7 jours max ou 25 USD pour 30 jours max.
- taxi Tanjung Pinang -> Trikora (tout le monde connaît) : environ 120 000 Rp. Possibilité de contacter Ari, un chauffeur / guide sympa qui baragouine l'anglais : +62 81372184546. Il peut se charger du retour sur Tanjung Pinang également.
- logement : plusieurs possibilités du côté de Trikora Beach, notamment :
    - Nostalgia Yasin Bungalows (environ 25 SGD), booking@yasin-bungalow.com : petits bungalows sympa sur pilotis, et très bon restau pas cher.
   - Ocean Bay Resort (environ 50 SGD), www.oceanbaybintan.com
Pour les resorts, possibilité de payer en SGD, mais attention au taux de change !
- taxe portuaire au retour : 13 000 Rp.
Vendredi 18 janvier 2008
Le but avoué du week-end dernier était le surf. On est mi-janvier, c'est la mousson sur toute la côte Est de la Malaisie, balayée par la pluie, du vent et des vagues. Il y a tout juste 2 semaines, un contest de surf (sponsorisé par Quiksilver, oui môsieur !) s'est tenu à Cherating, à 400 km au Nord de Singapour. Bref, tous les éléments semblaient réunis pour que nous (une bonne dizaine de Kelly Slater en herbe) passions un petit week-end sympathique à "taquiner la wave" de la mer de Chine.

Après un départ à 2h du mat' de Singapour, après 8h de route dans un van pseudo-Mercedes (où la place pour les jambes est, euh, très limitée), après une crevaison épique au milieu de nulle part à 5h du mat' avec un cric incapable de soulever notre bolide, nous arrivons enfin à Cherating : ciel bleu magnifique, pas un pet de vent, et des vagues qui frise la dizaine de centimètre en heure de pointe. Wow. Euh, les gars, va ptêtre falloir changer les plans ;-)


La "ville" de Cherating se résume en fait à une rue principale, avec quelques échoppes (dont un surfshop !) et quelques bungalows ici et là. Une atmosphère tranquille, nonchalante... à part quelques touristes malais et un couple de chiliens en tour du monde, y'a pas foule ! Peut-être qu'il y a plus de monde en haute-saison, quand la "mousson" est terminée...


A défaut d'aller surfer, c'est parti pour un tour en bateau dans la mangrove, située juste derrière la rue principale. Une balade agréable, agrémentée par quelques varans (sorte de gros lézards), serpents et autres martins-pêcheurs...
  

Par endroit, l'eau est un véritable miroir, cf ci-dessous...


Le lendemain, après avoir constaté que la taille des vagues était toujours aussi impressionante, nous reprenons le van, pour monter à une cinquantaine de km vers le Nord.

Et là, une immense plage, magnifique et déserte, sur laquelle on passera l'après-midi... Les photos se passent de commentaire !




Moi je dis, vive la mousson en Malaisie ! Déjà, fin novembre dernier, un week-end sur l'île de Rawa avait donné un aperçu... voir ici.

Fin d'après-midi, retour à Singapour par la même route qu'à l'aller, dans le même van, pendant 7 ou 8 heures, avec toujours autant de place pour les jambes, et avec en prime une clim' intermittente... ;-)

Un grand merci à Romain pour l'organisation impeccable de ce week-end !

Thib.

Détails pratiques :
- Cherating est situé à 400 km au Nord de Singapour. Environ 7h de voiture depuis le centre de Singapour, en incluant le passage de la frontière. Si vous êtes nombreux, le plus simple est de louer un van avec un chauffeur. A 10 personnes, ça revient environ à 80 SGD aller-retour par personne.
- Logement sur place : Ranting Resort. Environ 100 RM pour un bungalow. Tel : 09 5819068. Pour info, il beaucoup d'autres resorts / guesthouses, regardez par exemple ici.
-
Location de surf possible à la "Satusuku Surf School", tenue par Khairil.
 

Syndication

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

Recherche

Newsletter

Inscription à la newsletter
 
 
qu'est ce qu'un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus