On continue dans la série "Bali", avec Ubud. Village de peintres et d'artisan, Ubud est souvent considéré comme la capitale culturelle de Bali.
Quelques clichés, colorés, du marché :
Thib.
Quelques clichés, colorés, du marché :
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Thib.
par Thib
publié dans :
Voyages, voyages...
Vous pourriez chercher dans le Routard, ou le Lonely, mais ce serait une perte de temps... cet endroit n'est pas mentionné. Zéro touriste, donc.
Et pourtant !
L'endroit se situe dans l'extrême sud de Bali, sur la côte de la péninsule de Bukit. Après avoir roulé sur des routes un peu cahotiques, dérangé 3 vaches qui broutaient dans un champs, et s'être frayé un passage parmi les branchages, il possible de voir ce type de merveille :

Leo, un balinais de 25 ans et accessoirement notre guide, nous explique qu'il a "découvert" cet endroit par hasard, en venant s'y balader avec sa dulcinée... et depuis, il en fait profiter quelques privilégiés...
Les tâches noires sont dues à la culture d'algue, comme on peut en trouver à certains endroits de Bali. Ce qui est véritablement impressionnant, c'est que ces "champs" d'algues se trouvent dans un endroit protégé par une barrière naturelle, juste derrière laquelle se déroulent des monstres de vagues...
Ci-dessous, merci le zoom 10x :

Nous descendons ensuite sur la plage, dans un "village" (quelques bicoques de bois) où vivent les cultivateurs.

Ci-dessous, le détail d'une parcelle cultivée (à gauche), et la "moisson" récoltée (à droite).
Ces algues sont revendues pour quelques centimes d'euro le kilo, et finiront dans les cosmétiques et autres produits aux algues qui font fureur au Japon, à Singapour ou ailleurs...


Ciao !
Thib.
Détails pratiques : une fois n'est pas coutume, je suis incapable de vous expliquer comment je suis arrivé à cet endroit... faut demander à Leo !
Et pourtant !
L'endroit se situe dans l'extrême sud de Bali, sur la côte de la péninsule de Bukit. Après avoir roulé sur des routes un peu cahotiques, dérangé 3 vaches qui broutaient dans un champs, et s'être frayé un passage parmi les branchages, il possible de voir ce type de merveille :

Leo, un balinais de 25 ans et accessoirement notre guide, nous explique qu'il a "découvert" cet endroit par hasard, en venant s'y balader avec sa dulcinée... et depuis, il en fait profiter quelques privilégiés...
Les tâches noires sont dues à la culture d'algue, comme on peut en trouver à certains endroits de Bali. Ce qui est véritablement impressionnant, c'est que ces "champs" d'algues se trouvent dans un endroit protégé par une barrière naturelle, juste derrière laquelle se déroulent des monstres de vagues...
Ci-dessous, merci le zoom 10x :

Nous descendons ensuite sur la plage, dans un "village" (quelques bicoques de bois) où vivent les cultivateurs.

Ci-dessous, le détail d'une parcelle cultivée (à gauche), et la "moisson" récoltée (à droite).
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Ces algues sont revendues pour quelques centimes d'euro le kilo, et finiront dans les cosmétiques et autres produits aux algues qui font fureur au Japon, à Singapour ou ailleurs...


Ciao !
Thib.
Détails pratiques : une fois n'est pas coutume, je suis incapable de vous expliquer comment je suis arrivé à cet endroit... faut demander à Leo !
par Thib
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Voyages, voyages...
Situé sur la péninsule du Sud de Bali, le temple hindou de Uluwatu (prononcez "ou-lou-wa-tou") est perché en haut d'une falaise. Le temple en lui-même n'a rien d'exceptionnel (comparé à d'autres de Bali), mais c'est surtout le site qui vaut le détour.



Outre son site magique, l'autre particularité de cet endroit, ce sont les singes : ils sont presque aussi nombreux que les touristes. Autrement dit, il y en a partout. Et ils chipent tout ce qui se trouve à portée. D'ailleurs, une touriste imprudente s'est fait piquer ses lunettes, alors un gentil monsieur s'est précipité avec des paquets de cacahouètes pour amadouer l'animal et l'inciter à rendre les lunettes, jusqu'à ce que le singe considère que le nombre de paquets offerts (environ 7) était suffisant... business is business.

Tous les soirs, à 18h, on peut assister à la danse du Kecah (prononcez "ké-tcha"). Certes, c'est touristique. Mais ça donne un très bon aperçu des danses balinaises. Au total, une cinquantaine de personnes (représentant une armée de singes) dansent et "chantent" en imitant les singes (les "kecah", justement), c'est impressionnant !

Le spectacle monte en intensité, pour finir par des danseurs en état de transe, qui marchent sur les braises...

Et ci-dessous, 2 des danseurs principaux, avec leur magnifique costume.
Thib.
Détails pratiques : le spectacle coûte 50 000 Rp, et il faut porter un sarong pour entrer dans le temple (possibilité d'en emprunter pour 3 000 Rp). Spectacle tous les jours à 18h.



Outre son site magique, l'autre particularité de cet endroit, ce sont les singes : ils sont presque aussi nombreux que les touristes. Autrement dit, il y en a partout. Et ils chipent tout ce qui se trouve à portée. D'ailleurs, une touriste imprudente s'est fait piquer ses lunettes, alors un gentil monsieur s'est précipité avec des paquets de cacahouètes pour amadouer l'animal et l'inciter à rendre les lunettes, jusqu'à ce que le singe considère que le nombre de paquets offerts (environ 7) était suffisant... business is business.

Tous les soirs, à 18h, on peut assister à la danse du Kecah (prononcez "ké-tcha"). Certes, c'est touristique. Mais ça donne un très bon aperçu des danses balinaises. Au total, une cinquantaine de personnes (représentant une armée de singes) dansent et "chantent" en imitant les singes (les "kecah", justement), c'est impressionnant !

Le spectacle monte en intensité, pour finir par des danseurs en état de transe, qui marchent sur les braises...

Et ci-dessous, 2 des danseurs principaux, avec leur magnifique costume.
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Thib.
Détails pratiques : le spectacle coûte 50 000 Rp, et il faut porter un sarong pour entrer dans le temple (possibilité d'en emprunter pour 3 000 Rp). Spectacle tous les jours à 18h.
par Thib
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Voyages, voyages...
Bali. Quatre lettres, qui font souvent rêver. Et à juste titre.
Avant d'avoir un peu plus de temps pour m'épancher sur ces 4 lettres dont j'ai eu un aperçu ce dernier WE, je vous laisse en compagnie de ces surfeurs.

Ca me rappelle ma jeunesse (!), avec mon premier bodyboard... les vagues n'étaient pas balinaises mais carollaises, mais le plaisir était sûrement le même !
Allez, zou, à plus tard.
Thib.
Avant d'avoir un peu plus de temps pour m'épancher sur ces 4 lettres dont j'ai eu un aperçu ce dernier WE, je vous laisse en compagnie de ces surfeurs.

Ca me rappelle ma jeunesse (!), avec mon premier bodyboard... les vagues n'étaient pas balinaises mais carollaises, mais le plaisir était sûrement le même !
Allez, zou, à plus tard.
Thib.
par Thib
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Voyages, voyages...
Ah, l'ascension du Semeru... ça fait maintenant 6 mois que je vis en Asie, et c'est assurément l'une des plus belles escapades que j'ai faite dans les environs !
Ca méritait un article conséquent sur ce blog. Que les fans (ils sont des milliers) soient rassurés, j'ai enfin fini l'article en question.
Bref, reprenons depuis le début. Après avoir admiré le point de vue depuis le Mont Penanjakan (voir ici) et gravi les marches du Bromo (voir là), on prend une jeep, pour traverser la Caldeira du Tengger. Autant vous dire que c'était absolument superbe. Le soleil brille, on est seuls sur cette route, bref, c'est bonheur !

Ci-dessous, une vue de la caldeira, que l'on vient de traverser... ca en jette, croyez-moi ! Tout est très vert, la saison des pluies vient à peine de se terminer...

On arrive ensuite dans le tout petit village de Ranu Pani, dans lequel on prend nos quartiers chez "Pak Tasrip Family Homestay", l'unique auberge du village.
On avait vu dans le guide "possibilité de louer sacs de couchage et tentes". Hum. Comment dire. Et bien, c'est vrai, mais alors faut voir l'état du matériel. Pour les sacs de couchage, leur épaisseur doit friser les 3 mm, autrement dit on va se les geler. Quant à la tente, on a passé environ 2 heures à déplier 5 tentes (dont certaines vieilles comme le monde, des bonnes vieilles canadiennes...) pour rassembler une "pseudo-tente" qui tienne à peu près debout... En empruntant la partie principale d'une tente igloo, les baguettes (trop courtes !) d'une autre tente igloo, en taxant l'unique double-toit (trop petit !) disponible, et en rassemblant les sardines des canadiennes... Bref, on sait pas trop comment on va faire pour tenir à 3 dans cette "tente", mais ça va faire l'affaire, hein !
En fin d'après-midi, on décide de monter dans les hauteurs du village, pour avoir un point de vue sur le volcan. On se pose dans un champ, en attendant une éruption de Môôôôsieur Semeru. Je dis "Môôôsieur", parce que selon le Routard/Lonely, la fréquence des éruptions est "métronomique", toutes les 30 minutes "environ" (vive le métronome). Que nenni ! Môôôôsieur semble savoir que les stars se font attendre, et bref, on a attendu près d'une heure, assis dans le champs, l'appareil photo braqué sur le cratère, avant que Môôôôsieur ne daigne faire son rototo !
Mais quand ça crache, pfiouuuuu, y'a pas à dire, c'est beau... alors on lui en veut pas trop, à Monsieur Semeru...

Allez, zou, la nuit est tombée, direction l'auberge pour une nuit réparatrice. Rappelons que la nuit précédente, on a "dormi" entre 2 avions, 4 heures de taxi et 1 heure de jeep ! (voir ici).
Au petit matin, vers 6h et quelques patates, c'est le grand départ. La brume matinale n'est pas encore dissipée, et on tient une forme olympique (au moins) après un tour du cadran bien mérité.

Première partie de cette première journée : une marche dans une végétation dense et luxuriante, (je devrais dire "jungle", après tout on est en Indonésie !). On ne voit quasiment jamais nos pieds, qui évoluent sous la végétation qui recouvre le chemin. Résultat, le premier de la troupe fait office d'éclaireur, et prévient les suivants des irrégularités rencontrées. Les heures passent dans la joie et la bonne humeur, rythmées par des directives codées, telles que "souche - gauche", "trou - droite", "attention - tête", et autres injures dont je passe la retranscription pour épargner la sensibilité des jeunes lecteurs.

Après 3 heures de marche, on arrive au lac Ranu Kumbolo :

On y prend une bonne pause, et c'est reparti mon kiki.
On approche... ça fait maintenant 5 ou 6 heures que l'on marche...
Ah, ici, un joli point de vue sur la bêêêête...

NB : pour avoir cette photo, on a poireauté environ 50 minutes, avant que Môsieur ne daigne crachoter. J'vous jure, dès qu'on l'attend, il se fait désirer ! Par contre, dès qu'on l'attend pas, il crache... bref, on faisait semblant de regarder ailleurs, pour le tromper... mais il est malin, le pti Semeru !
Sur la photo ci-dessous, on voit le camps de base, au pied du Semeru. Le soleil se couche, les derniers rayons éclairent le sommet...

Ci-dessous, notre repas de base pendant ces 2 jours d'expédition. Mmmmmh, je sens que vous avez faim, subitement...

Vers 20h, tout le monde au lit. Enfin, tout le monde dans la "tente" (les guillemets sont importants). On sait pas trop comment, on arrive à peu près à rentrer dedans, dans la chose qui nous sert (serre ?) de tente. Vive la promiscuité, hein.
Minuit. Le réveil sonne. Non, c'est pas une erreur, c'est bien l'heure prévue...
Minuit 30. C'est parti ! La loupiotte à la main, on avance dans la nuit. Le ciel est magnifique, rempli d'étoiles et d'une lune presque pleine. La première partie se déroule dans la forêt, une montée très rude. Rapidement, on dépasse tous les groupes qui sont partis avant nous et on se retrouve en tête. On monte vite, très vite... trop vite !
Après environ 1h30 de montée raide, on arrive à la limite de la forêt. Désormais, la végétation est inexistante. Place à la cendre, à la poussière et au vent... un vent glacial !!!
Cette partie finale est éprouvante physiquement. On monte de 2 pas, et on en redescend d'un, on dérape, on s'agrippe comme on peut. De la poussière partout, et toujours ce vent glacial ! C'est là que viennent en général les questions existentielles (et souvent poétiques), du genre "mais p*** de b*** de m***, il est 2h30 du mat', qu'est-ce que je fous à monter ce p*** de volcan alors que je pourrais être dans mon pieu à Singapour ?!"
Anecdote "amusante" de cette partie finale : à un moment, notre "guide" s'arrête, et semble hésiter. Il regarde à droite, à gauche, devant. Je lui passe ma torche, peut-être que ça va l'aider ? Il reste silencieux, en scrutant dans toutes les directions... Ok, il est perdu !!! La solution ? C'est très simple, on va attendre (dans le vent glacial et poussièreux !!!) les suivants, qui auront sans doute un guide plus compétent ! Nan mais j'vous jure, c'est quoi ce guide ?!?
Vers 4h du mat' et quelques poussières (sans jeu de mot), on arrive au sommet. Reste à attendre le lever du soleil, on est montés un peu vite. Quel vent, toujours... Et quelle poussière... on s'emmitoufle dans nos sacs de couchage, les chaussettes sur les mains (ben oui, vous croyez que j'ai emmené des gants de ski à Singapour ?!) et on attend en silence...
Combien de temps me suis-je assoupi ? 10 minutes ? 30 minutes ? Davantage ? Aucune idée. En tout cas, j'ai bien dormi... Je suis réveillé par mes compagnons de route "hey, Thib, réveille-toi, le soleil va se lever !!!". Vite, on se précipite au sommet.
Woooooow...

Peu de temps après, le soleil se lève... on est heureux ! On est à 3700 mètres, au sommet de Java...

On se croirait ailleurs, le spectacle est complètement surnaturel :

Bon, les photos ne le montrent pas, mais là-haut, il y avait un vent à décorner les boeufs. Ou plutôt, comme les boeufs sont rares par ici, "un vent à faire voler les sacs de couchage". Ben oui. J'ai eu un quart de seconde d'innattention, et j'ai lâché mon sac de couchage que j'avais autour de moi... je l'ai jamais récupéré !!! Pffffiouuuu, envolé, dans le cratère... Quand je vous dis qu'il y avait du vent !
Et tout à coup, alors qu'on regardait de l'autre côté, toujours au moment où on s'y attend pas, il se passe un truc hallucinant, qui ressemble à ça :

Woooooooooooooooooow !!!!!! Une ébullition hallucinante... un spectacle incroyable. Ci-dessous, vous voyez les deux ptis bonhommes ?

Un moment d'anthologie que ce lever de soleil au Semeru, rythmé (métronomiquement ?) par les éruptions...
Allez, il est maintenant temps de redescendre... et puis au risque de me répéter, il fait toujours super froid, là-haut, donc on serait pas fâché de revenir à des altitudes et des températures plus clémentes !
J'aime beaucoup la photo ci-dessous :

On arrive au village de Ranu Pani exténués, après environ 10 heures de marche (et un réveil à minuit, rappelons-le)... la dernière partie, dans la jungle ("souche", "trou", "branche"...) est interminable !
Ci-dessous, la photo bonus : sur le chemin du retour, notre nouvel ami "Monsieur" Semeru nous dédicace une éruption spéciale : "S for Semeru" !

Ca vous a plu ? A bientôt !
Thib.
Détails et conseils pratiques :
ATTENTION : tous ces prix/détails sont donnés à titre indicatif...
Prix total de ces 4 jours, hors vol : environ 110 euros par personne. Possibilité de réserver un package depuis Singapour pour... 350 euros par personne ! Plus confortable et moins "roots", certes...
- Vol Sgp -> Jakarta avec Jetstar (visa 7 jours : 10 USD), puis Jakarta -> Surabaya avec Lion Air (taxe aéroport vol interne : 30 000 Rp).
- Taxi Surabaya -> Cemero Lawang : 400 000 Rp, 4 heures environ.
- Jeep Cemero Lawang -> point de vue sur la caldeira : 200 000 Rp, 1 heure.
- Taxe parc Bromo : 3 000 Rp.
- Hotel à Cemero Lawang : Cemerah Indah. Superbe vue sur la caldeira. Prix : 45 000 Rp / chb
- Jeep Cemero Lawang -> Ranu Pani avec crochet par Bromo : 240 000 Rp
- Location tente à Ranu Pani : 85 000 Rp
- Location sac couchage : 20 000 Rp (si on le perd, comme moi : 85 000 Rp !!!!)
- Chambre à Ranu Pani (chez Pak) : 20 000 Rp par personne
- Guide + porteur pour 2 jours : 300 000 Rp
- Taxe entrée parc Semeru + permis photo (!!!) + taxe tente... : 85 000 Rp
- Jeep Ranu Pani -> Cemero Lawang : 250 000 Rp
- Taxi Cemero Lawang -> Surabaya airport : 450 000 Rp.
- Taxe aéroport pour retourner à Sgp : 100 000 Rp
Ca méritait un article conséquent sur ce blog. Que les fans (ils sont des milliers) soient rassurés, j'ai enfin fini l'article en question.
Bref, reprenons depuis le début. Après avoir admiré le point de vue depuis le Mont Penanjakan (voir ici) et gravi les marches du Bromo (voir là), on prend une jeep, pour traverser la Caldeira du Tengger. Autant vous dire que c'était absolument superbe. Le soleil brille, on est seuls sur cette route, bref, c'est bonheur !

Ci-dessous, une vue de la caldeira, que l'on vient de traverser... ca en jette, croyez-moi ! Tout est très vert, la saison des pluies vient à peine de se terminer...

On arrive ensuite dans le tout petit village de Ranu Pani, dans lequel on prend nos quartiers chez "Pak Tasrip Family Homestay", l'unique auberge du village.
On avait vu dans le guide "possibilité de louer sacs de couchage et tentes". Hum. Comment dire. Et bien, c'est vrai, mais alors faut voir l'état du matériel. Pour les sacs de couchage, leur épaisseur doit friser les 3 mm, autrement dit on va se les geler. Quant à la tente, on a passé environ 2 heures à déplier 5 tentes (dont certaines vieilles comme le monde, des bonnes vieilles canadiennes...) pour rassembler une "pseudo-tente" qui tienne à peu près debout... En empruntant la partie principale d'une tente igloo, les baguettes (trop courtes !) d'une autre tente igloo, en taxant l'unique double-toit (trop petit !) disponible, et en rassemblant les sardines des canadiennes... Bref, on sait pas trop comment on va faire pour tenir à 3 dans cette "tente", mais ça va faire l'affaire, hein !
En fin d'après-midi, on décide de monter dans les hauteurs du village, pour avoir un point de vue sur le volcan. On se pose dans un champ, en attendant une éruption de Môôôôsieur Semeru. Je dis "Môôôsieur", parce que selon le Routard/Lonely, la fréquence des éruptions est "métronomique", toutes les 30 minutes "environ" (vive le métronome). Que nenni ! Môôôôsieur semble savoir que les stars se font attendre, et bref, on a attendu près d'une heure, assis dans le champs, l'appareil photo braqué sur le cratère, avant que Môôôôsieur ne daigne faire son rototo !
Mais quand ça crache, pfiouuuuu, y'a pas à dire, c'est beau... alors on lui en veut pas trop, à Monsieur Semeru...

Allez, zou, la nuit est tombée, direction l'auberge pour une nuit réparatrice. Rappelons que la nuit précédente, on a "dormi" entre 2 avions, 4 heures de taxi et 1 heure de jeep ! (voir ici).
Au petit matin, vers 6h et quelques patates, c'est le grand départ. La brume matinale n'est pas encore dissipée, et on tient une forme olympique (au moins) après un tour du cadran bien mérité.

Première partie de cette première journée : une marche dans une végétation dense et luxuriante, (je devrais dire "jungle", après tout on est en Indonésie !). On ne voit quasiment jamais nos pieds, qui évoluent sous la végétation qui recouvre le chemin. Résultat, le premier de la troupe fait office d'éclaireur, et prévient les suivants des irrégularités rencontrées. Les heures passent dans la joie et la bonne humeur, rythmées par des directives codées, telles que "souche - gauche", "trou - droite", "attention - tête", et autres injures dont je passe la retranscription pour épargner la sensibilité des jeunes lecteurs.

Après 3 heures de marche, on arrive au lac Ranu Kumbolo :

On y prend une bonne pause, et c'est reparti mon kiki.
On approche... ça fait maintenant 5 ou 6 heures que l'on marche...
Ah, ici, un joli point de vue sur la bêêêête...

NB : pour avoir cette photo, on a poireauté environ 50 minutes, avant que Môsieur ne daigne crachoter. J'vous jure, dès qu'on l'attend, il se fait désirer ! Par contre, dès qu'on l'attend pas, il crache... bref, on faisait semblant de regarder ailleurs, pour le tromper... mais il est malin, le pti Semeru !
Sur la photo ci-dessous, on voit le camps de base, au pied du Semeru. Le soleil se couche, les derniers rayons éclairent le sommet...

Ci-dessous, notre repas de base pendant ces 2 jours d'expédition. Mmmmmh, je sens que vous avez faim, subitement...

Vers 20h, tout le monde au lit. Enfin, tout le monde dans la "tente" (les guillemets sont importants). On sait pas trop comment, on arrive à peu près à rentrer dedans, dans la chose qui nous sert (serre ?) de tente. Vive la promiscuité, hein.
Minuit. Le réveil sonne. Non, c'est pas une erreur, c'est bien l'heure prévue...
Minuit 30. C'est parti ! La loupiotte à la main, on avance dans la nuit. Le ciel est magnifique, rempli d'étoiles et d'une lune presque pleine. La première partie se déroule dans la forêt, une montée très rude. Rapidement, on dépasse tous les groupes qui sont partis avant nous et on se retrouve en tête. On monte vite, très vite... trop vite !
Après environ 1h30 de montée raide, on arrive à la limite de la forêt. Désormais, la végétation est inexistante. Place à la cendre, à la poussière et au vent... un vent glacial !!!
Cette partie finale est éprouvante physiquement. On monte de 2 pas, et on en redescend d'un, on dérape, on s'agrippe comme on peut. De la poussière partout, et toujours ce vent glacial ! C'est là que viennent en général les questions existentielles (et souvent poétiques), du genre "mais p*** de b*** de m***, il est 2h30 du mat', qu'est-ce que je fous à monter ce p*** de volcan alors que je pourrais être dans mon pieu à Singapour ?!"
Anecdote "amusante" de cette partie finale : à un moment, notre "guide" s'arrête, et semble hésiter. Il regarde à droite, à gauche, devant. Je lui passe ma torche, peut-être que ça va l'aider ? Il reste silencieux, en scrutant dans toutes les directions... Ok, il est perdu !!! La solution ? C'est très simple, on va attendre (dans le vent glacial et poussièreux !!!) les suivants, qui auront sans doute un guide plus compétent ! Nan mais j'vous jure, c'est quoi ce guide ?!?
Vers 4h du mat' et quelques poussières (sans jeu de mot), on arrive au sommet. Reste à attendre le lever du soleil, on est montés un peu vite. Quel vent, toujours... Et quelle poussière... on s'emmitoufle dans nos sacs de couchage, les chaussettes sur les mains (ben oui, vous croyez que j'ai emmené des gants de ski à Singapour ?!) et on attend en silence...
Combien de temps me suis-je assoupi ? 10 minutes ? 30 minutes ? Davantage ? Aucune idée. En tout cas, j'ai bien dormi... Je suis réveillé par mes compagnons de route "hey, Thib, réveille-toi, le soleil va se lever !!!". Vite, on se précipite au sommet.
Woooooow...

Peu de temps après, le soleil se lève... on est heureux ! On est à 3700 mètres, au sommet de Java...

On se croirait ailleurs, le spectacle est complètement surnaturel :

Bon, les photos ne le montrent pas, mais là-haut, il y avait un vent à décorner les boeufs. Ou plutôt, comme les boeufs sont rares par ici, "un vent à faire voler les sacs de couchage". Ben oui. J'ai eu un quart de seconde d'innattention, et j'ai lâché mon sac de couchage que j'avais autour de moi... je l'ai jamais récupéré !!! Pffffiouuuu, envolé, dans le cratère... Quand je vous dis qu'il y avait du vent !
Et tout à coup, alors qu'on regardait de l'autre côté, toujours au moment où on s'y attend pas, il se passe un truc hallucinant, qui ressemble à ça :

Woooooooooooooooooow !!!!!! Une ébullition hallucinante... un spectacle incroyable. Ci-dessous, vous voyez les deux ptis bonhommes ?

Un moment d'anthologie que ce lever de soleil au Semeru, rythmé (métronomiquement ?) par les éruptions...
Allez, il est maintenant temps de redescendre... et puis au risque de me répéter, il fait toujours super froid, là-haut, donc on serait pas fâché de revenir à des altitudes et des températures plus clémentes !
J'aime beaucoup la photo ci-dessous :

On arrive au village de Ranu Pani exténués, après environ 10 heures de marche (et un réveil à minuit, rappelons-le)... la dernière partie, dans la jungle ("souche", "trou", "branche"...) est interminable !
Ci-dessous, la photo bonus : sur le chemin du retour, notre nouvel ami "Monsieur" Semeru nous dédicace une éruption spéciale : "S for Semeru" !

Ca vous a plu ? A bientôt !
Thib.
Détails et conseils pratiques :
ATTENTION : tous ces prix/détails sont donnés à titre indicatif...
Prix total de ces 4 jours, hors vol : environ 110 euros par personne. Possibilité de réserver un package depuis Singapour pour... 350 euros par personne ! Plus confortable et moins "roots", certes...
- Vol Sgp -> Jakarta avec Jetstar (visa 7 jours : 10 USD), puis Jakarta -> Surabaya avec Lion Air (taxe aéroport vol interne : 30 000 Rp).
- Taxi Surabaya -> Cemero Lawang : 400 000 Rp, 4 heures environ.
- Jeep Cemero Lawang -> point de vue sur la caldeira : 200 000 Rp, 1 heure.
- Taxe parc Bromo : 3 000 Rp.
- Hotel à Cemero Lawang : Cemerah Indah. Superbe vue sur la caldeira. Prix : 45 000 Rp / chb
- Jeep Cemero Lawang -> Ranu Pani avec crochet par Bromo : 240 000 Rp
- Location tente à Ranu Pani : 85 000 Rp
- Location sac couchage : 20 000 Rp (si on le perd, comme moi : 85 000 Rp !!!!)
- Chambre à Ranu Pani (chez Pak) : 20 000 Rp par personne
- Guide + porteur pour 2 jours : 300 000 Rp
- Taxe entrée parc Semeru + permis photo (!!!) + taxe tente... : 85 000 Rp
- Jeep Ranu Pani -> Cemero Lawang : 250 000 Rp
- Taxi Cemero Lawang -> Surabaya airport : 450 000 Rp.
- Taxe aéroport pour retourner à Sgp : 100 000 Rp
par Thib
publié dans :
Voyages, voyages...
Avant de vous parler de l'ascension du Semeru, on fait un petit crochet par le Gunung Bromo.
Ci-dessous, une photo de la bête, prise depuis le point de vue dont je vous parlais hier (voir ici).

Pour rappel, l'action se passe toujours sur Java, en Indonésie !
Le Gunung Bromo, du haut de ses 2392 mètres, se situe au milieu d'une énorme et magnifique caldeira : la Caldeira Tengger.
Thib, c'est quoi une caldeira ?
Ben oui, après tout, moi je savais pas ce que c'était. Le terme "caldeira" ("chaudron", en portugais) désigne généralement un cratère géant (parfois plusieurs dizaines de km !), qui s'est créé à la suite de l'effondrement de la partie centrale d'un volcan. Pigé ?
Quant à la Caldeira Tengger, elle mesure environ 10 km de diamètre, et elle résulte de l'effrondrement, il y a quelques centaines de milliers d'années, d'un volcan gigantesque (le Gunung Tengger, pardi !), dont il ne reste aujourd'hui que les parois...
Voilà une photo satellite récupérée à l'aide de Google Maps (une des plus belles inventions du web, au passage...) On y voit bien les limites de la caldeira (le plus gros "cercle"). A l'intérieur de la caldeira, d'autres volcans ont poussé. Et le point blanc, c'est la fumée du Bromo !

La photo ci-dessous est prise depuis l'intérieur de la caldeira. Donc le mur en face, c'est la paroi (350 mètres de haut !) de ce gigantesque cratère... Impressionant.

Revenons à nos moutons. Je m'égarais avec ces histoires de chaudrons qui s'effondrent. Nous parlions du Bromo.
Une fois arrivés au pied du Bromo (en jeep), pour accéder en haut du cratère, pas besoin de s'appeler Haroun Tazief : 253 marches taillées dans la roche permettent un accès sans difficulté.

Et une fois arrivés en haut, on aperçoit l'endroit d'où sort la fumée blanchâtre (cf première photo).
Une chose que ne montrent pas les photos : les fumées dégagent une odeur suffocante, un truc qui rappelle vaguement une odeur d'oeuf pourri (bien pourri). Bref, ça pue. Donc l'observation du cratère est sympa, mais on va pas s'éterniser !

Ci-dessous, grâce à un plan fantastiquement étudié, vous voyez 2 fumées, provenant de 2 volcans différents : la fumée du Bromo (en bas, évidemment), et celle du Semeru, à l'horizon. Le Semeru, objectif ultime de ce séjour en Indo... Crache, crache, on arrive !

A bientôt pour le récit de l'ascension du Semeru... (voir ici)
Thib.
Ci-dessous, une photo de la bête, prise depuis le point de vue dont je vous parlais hier (voir ici).

Pour rappel, l'action se passe toujours sur Java, en Indonésie !
Le Gunung Bromo, du haut de ses 2392 mètres, se situe au milieu d'une énorme et magnifique caldeira : la Caldeira Tengger.
Thib, c'est quoi une caldeira ?
Ben oui, après tout, moi je savais pas ce que c'était. Le terme "caldeira" ("chaudron", en portugais) désigne généralement un cratère géant (parfois plusieurs dizaines de km !), qui s'est créé à la suite de l'effondrement de la partie centrale d'un volcan. Pigé ?
Quant à la Caldeira Tengger, elle mesure environ 10 km de diamètre, et elle résulte de l'effrondrement, il y a quelques centaines de milliers d'années, d'un volcan gigantesque (le Gunung Tengger, pardi !), dont il ne reste aujourd'hui que les parois...
Voilà une photo satellite récupérée à l'aide de Google Maps (une des plus belles inventions du web, au passage...) On y voit bien les limites de la caldeira (le plus gros "cercle"). A l'intérieur de la caldeira, d'autres volcans ont poussé. Et le point blanc, c'est la fumée du Bromo !

La photo ci-dessous est prise depuis l'intérieur de la caldeira. Donc le mur en face, c'est la paroi (350 mètres de haut !) de ce gigantesque cratère... Impressionant.

Revenons à nos moutons. Je m'égarais avec ces histoires de chaudrons qui s'effondrent. Nous parlions du Bromo.
Une fois arrivés au pied du Bromo (en jeep), pour accéder en haut du cratère, pas besoin de s'appeler Haroun Tazief : 253 marches taillées dans la roche permettent un accès sans difficulté.

Et une fois arrivés en haut, on aperçoit l'endroit d'où sort la fumée blanchâtre (cf première photo).
Une chose que ne montrent pas les photos : les fumées dégagent une odeur suffocante, un truc qui rappelle vaguement une odeur d'oeuf pourri (bien pourri). Bref, ça pue. Donc l'observation du cratère est sympa, mais on va pas s'éterniser !

Ci-dessous, grâce à un plan fantastiquement étudié, vous voyez 2 fumées, provenant de 2 volcans différents : la fumée du Bromo (en bas, évidemment), et celle du Semeru, à l'horizon. Le Semeru, objectif ultime de ce séjour en Indo... Crache, crache, on arrive !

A bientôt pour le récit de l'ascension du Semeru... (voir ici)
Thib.
par Thib
publié dans :
Voyages, voyages...
Magnifique. Irréel. Extraterrestre. Lunaire.
Oui, je sais, j'ai souvent tendance à m'extasier pour pas grand chose. Mais là, ce matin, il y a quelque chose de grand, justement.
Voilà ce que j'avais en face de moi, samedi dernier, vers 5h37 du matin :

Où c'est ? Dans l'Est de l'île de Java, en Indonésie.
Présentation des protagonistes de ce tableau surnaturel :
- la montagne verte parfaitement conique au premier plan, c'est Gunung Batok (2440m).
- juste à sa gauche, avec la petite fumerole blanche, c'est Gunung Bromo (2392m), un volcan toujours actif.
- et au fond, le cône qui crache un gros champignon fumeux, c'est le Gunung Semeru (3676m). Le point le plus haut de Java, et accessoirement un des volcan les plus actifs de l'île.
Trève de Gunung, et question : comment je suis arrivé là, samedi dernier, à 5h37 du matin ?
Accrochez vous, c'est parti. Je vous le refais, en accéléré.
Je sors du boulot, vendredi, vers 18h15. Je saute dans un taxi. J'arrive à Changhi Airport, Terminal 1. Je prends l'avion, direction Jakarta (Indonésie, Java). J'arrive à Jakarta vers 21h. Là, je retrouve un pote, Tom. A 23h55, on monte dans un avion Lion Air, direction Surabaya (toujours en Indonésie, et toujours sur Java). Arrivée à Surabaya à 1h30 du mat'. Après quelques négociations nocturnes et laborieuses, on trouve un taxi qui veut bien nous emmener à Cemero Lawang, qui se trouve à... 4 heures de route. Une fois arrivés à CL, vers 4h20 du mat', on prend une jeep, qui nous monte à l'endroit d'où est prise la photo. Pfiou !
Une nuit un peu agitée, donc.
Mais la récompense est là, devant nos yeux. Il est 5h37 du mat'.
C'est le début de 4 jours de folie. Au programme : l'ascension du Semeru. Revenez-vite, le récit arrive... (voir ICI).
Thib.
Oui, je sais, j'ai souvent tendance à m'extasier pour pas grand chose. Mais là, ce matin, il y a quelque chose de grand, justement.
Voilà ce que j'avais en face de moi, samedi dernier, vers 5h37 du matin :

Où c'est ? Dans l'Est de l'île de Java, en Indonésie.
Présentation des protagonistes de ce tableau surnaturel :
- la montagne verte parfaitement conique au premier plan, c'est Gunung Batok (2440m).
- juste à sa gauche, avec la petite fumerole blanche, c'est Gunung Bromo (2392m), un volcan toujours actif.
- et au fond, le cône qui crache un gros champignon fumeux, c'est le Gunung Semeru (3676m). Le point le plus haut de Java, et accessoirement un des volcan les plus actifs de l'île.
Trève de Gunung, et question : comment je suis arrivé là, samedi dernier, à 5h37 du matin ?
Accrochez vous, c'est parti. Je vous le refais, en accéléré.
Je sors du boulot, vendredi, vers 18h15. Je saute dans un taxi. J'arrive à Changhi Airport, Terminal 1. Je prends l'avion, direction Jakarta (Indonésie, Java). J'arrive à Jakarta vers 21h. Là, je retrouve un pote, Tom. A 23h55, on monte dans un avion Lion Air, direction Surabaya (toujours en Indonésie, et toujours sur Java). Arrivée à Surabaya à 1h30 du mat'. Après quelques négociations nocturnes et laborieuses, on trouve un taxi qui veut bien nous emmener à Cemero Lawang, qui se trouve à... 4 heures de route. Une fois arrivés à CL, vers 4h20 du mat', on prend une jeep, qui nous monte à l'endroit d'où est prise la photo. Pfiou !
Une nuit un peu agitée, donc.
Mais la récompense est là, devant nos yeux. Il est 5h37 du mat'.
C'est le début de 4 jours de folie. Au programme : l'ascension du Semeru. Revenez-vite, le récit arrive... (voir ICI).
Thib.
par Thib
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Voyages, voyages...











