Bonjour à tous !
Je m'excuse d'avance auprès des lecteurs qui attendent un récit et des photos de Siquijor... ça arrive !
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet nettement moins sexy, faut dire ce qui est...
Le week-end dernier, escapade à Endau Rompin, un parc naturel situé en Malaisie, à quelques centaines de bornes de Singapour. J'aurai l'occasion d'en reparler dans un prochain article, mais sachez pour l'instant que ce parc est une immense jungle, encore préservée et sauvage. Avec, entre autres réjouissances, des sangsues.
Alors, pour commencer, c'est quoi, une sangsue ?
Ben oui, après tout, moi, avant de partir à Singapour, je savais pas trop ce que c'était... par contre, je savais que c'était pas le genre de bestiole qui faisait rêver, pour rester poli...
Aperçu en image de cette charmante créature :

Allez, une autre, juste pour le plaisir des yeux :

Charmant, hein ?
Imaginez un petit ver, de quelques centimètres de long, qui gesticule partout... ça se colle sous vos chaussures, ça remonte, ça s'infiltre dedans... et ça vous suce le sang, en toute impunité... alors ça donne un truc du genre, quand on s'en aperçoit :

Beurk. Oui, c'est mon pied, et ça date du week-end dernier. Ca faisait même pas 10 minutes qu'on était arrivés !
Point positif (quoique), c'est complètement indolore. Le truc moins sympa, c'est que ça saigne pendant un long moment, la faute aux anti-coagulants relachés par la bestiole.
Pour se protéger de ces répugnantes petites créatures qu'on-sait-pas-pourquoi-Dieu-il-a-créé-ça, il existe plusieurs méthodes. S'asperger les chaussettes, les chaussures et le bas du pantalon avec un spray anti-moustique semble une bonne (et nécessaire) première étape. Paraît que ça marche aussi avec du déo ! Ou du tabac. Bref, tout ce qui "sent".
(on aurait pu croire - naïvement - que la seule odeur nauséabonde d'un pied qui vient de marcher quelques heures dans une jungle humide à 35°C suffirait à repousser les sangsues, mais force est de constater que... non !).
Sinon, il y a aussi la technique des locaux qui habitent dans la jungle, pour ceux qui sont un peu plus téméraires. C'est simple, il suffit de marcher en tongues, et de vérifier régulièrement (en marchant) si une sansgsue est accrochée à votre pied... et avant qu'elle ne commence à sucer le sang (euh, c'est à dire qu'il faut réagir rapidement !), splitch, suffit de virer la sangsue d'une petite pichenette avec l'index ! Hum... ça a l'air de fonctionner plutôt bien, mais la méthode est assez risquée, faut l'avouer ! Et puis marcher en tongue dans la jungle, heu, bof bof...
Heureusement, pour vous, lecteurs assidus de ce blog fantastique qui rêvez de vous retrouver dans une jungle malaisienne remplie de sangsues, j'ai LA solution. Que j'ai découverte ce week-end. Ca m'a coûté la somme astronomique de 12 ringgits, soit à peu près 2,50 euros. Il s'agit de la chaussette anti-sangsues.
Laissez-moi vous expliquer.
En gros, il s'agit d'une longue et large chaussette en toile, assez épaisse. On l'enfile par dessus sa chaussette normale, avant de mettre la chaussure. Et l'on ferme le tout à l'aide d'une petite ficelle, sous le genou. Ca donne un truc du genre :

Ca fait du sens, comme on dit, non ? Et croyez-moi, c'est efficace ! Même si elles parviennent à s'engouffrer dans vos chaussures, les sangsues ne pourront pas atteindre votre pied... et puis comme la chaussette est haute, avant que ces bestioles ne montent trop haut, suffit de les virer délicatement (ou en hurlant à l'aide, c'est selon)... c'est élémentaire !
Notez que cette chaussette anti-sangsues est, comme son nom l'indique, une chaussette ! Et non un gant, ou un bonnet... Conséquence malheureusement implacable, rien n'empêche ces charmantes petites créatures de vous sucer le bras, la main ou tout autre partie vulnérable... mais comme ce sont les pieds qui sont aux premières loges, le gros des dégâts est évité !
Voilou ! C'était la trouvaille du week-end ! A présent, plus d'excuse pour ne pas aller faire un tour dans les jungles malaisiennes !
Bon, je file, faut que je révise mon chinois... le prochain article sera moins repoussant, promis !
Thib.
PS : pour les ceux qui habitent à Singapour, il paraît qu'on peut acheter ces chaussettes dans le shop du Botanic Garden... merci Tom pour l'info !
PS2 : petit inconvénient - minime - de ces chaussettes : la respiration de vos petits petons laisse à désirer ! Odeurs garanties (j'en ai fait l'expérience) lorsque, après quelques longues heures de marche dans une jungle bien humide, vous décidez de les enlever... ;-)
Je m'excuse d'avance auprès des lecteurs qui attendent un récit et des photos de Siquijor... ça arrive !
Aujourd'hui, je vais vous parler d'un sujet nettement moins sexy, faut dire ce qui est...
Le week-end dernier, escapade à Endau Rompin, un parc naturel situé en Malaisie, à quelques centaines de bornes de Singapour. J'aurai l'occasion d'en reparler dans un prochain article, mais sachez pour l'instant que ce parc est une immense jungle, encore préservée et sauvage. Avec, entre autres réjouissances, des sangsues.
Alors, pour commencer, c'est quoi, une sangsue ?
Ben oui, après tout, moi, avant de partir à Singapour, je savais pas trop ce que c'était... par contre, je savais que c'était pas le genre de bestiole qui faisait rêver, pour rester poli...
Aperçu en image de cette charmante créature :

Allez, une autre, juste pour le plaisir des yeux :

Charmant, hein ?
Imaginez un petit ver, de quelques centimètres de long, qui gesticule partout... ça se colle sous vos chaussures, ça remonte, ça s'infiltre dedans... et ça vous suce le sang, en toute impunité... alors ça donne un truc du genre, quand on s'en aperçoit :

Beurk. Oui, c'est mon pied, et ça date du week-end dernier. Ca faisait même pas 10 minutes qu'on était arrivés !
Point positif (quoique), c'est complètement indolore. Le truc moins sympa, c'est que ça saigne pendant un long moment, la faute aux anti-coagulants relachés par la bestiole.
Pour se protéger de ces répugnantes petites créatures qu'on-sait-pas-pourquoi-Dieu-il-a-créé-ça, il existe plusieurs méthodes. S'asperger les chaussettes, les chaussures et le bas du pantalon avec un spray anti-moustique semble une bonne (et nécessaire) première étape. Paraît que ça marche aussi avec du déo ! Ou du tabac. Bref, tout ce qui "sent".
(on aurait pu croire - naïvement - que la seule odeur nauséabonde d'un pied qui vient de marcher quelques heures dans une jungle humide à 35°C suffirait à repousser les sangsues, mais force est de constater que... non !).
Sinon, il y a aussi la technique des locaux qui habitent dans la jungle, pour ceux qui sont un peu plus téméraires. C'est simple, il suffit de marcher en tongues, et de vérifier régulièrement (en marchant) si une sansgsue est accrochée à votre pied... et avant qu'elle ne commence à sucer le sang (euh, c'est à dire qu'il faut réagir rapidement !), splitch, suffit de virer la sangsue d'une petite pichenette avec l'index ! Hum... ça a l'air de fonctionner plutôt bien, mais la méthode est assez risquée, faut l'avouer ! Et puis marcher en tongue dans la jungle, heu, bof bof...
Heureusement, pour vous, lecteurs assidus de ce blog fantastique qui rêvez de vous retrouver dans une jungle malaisienne remplie de sangsues, j'ai LA solution. Que j'ai découverte ce week-end. Ca m'a coûté la somme astronomique de 12 ringgits, soit à peu près 2,50 euros. Il s'agit de la chaussette anti-sangsues.
Laissez-moi vous expliquer.
En gros, il s'agit d'une longue et large chaussette en toile, assez épaisse. On l'enfile par dessus sa chaussette normale, avant de mettre la chaussure. Et l'on ferme le tout à l'aide d'une petite ficelle, sous le genou. Ca donne un truc du genre :

Ca fait du sens, comme on dit, non ? Et croyez-moi, c'est efficace ! Même si elles parviennent à s'engouffrer dans vos chaussures, les sangsues ne pourront pas atteindre votre pied... et puis comme la chaussette est haute, avant que ces bestioles ne montent trop haut, suffit de les virer délicatement (ou en hurlant à l'aide, c'est selon)... c'est élémentaire !
Notez que cette chaussette anti-sangsues est, comme son nom l'indique, une chaussette ! Et non un gant, ou un bonnet... Conséquence malheureusement implacable, rien n'empêche ces charmantes petites créatures de vous sucer le bras, la main ou tout autre partie vulnérable... mais comme ce sont les pieds qui sont aux premières loges, le gros des dégâts est évité !
Voilou ! C'était la trouvaille du week-end ! A présent, plus d'excuse pour ne pas aller faire un tour dans les jungles malaisiennes !
Bon, je file, faut que je révise mon chinois... le prochain article sera moins repoussant, promis !
Thib.
PS : pour les ceux qui habitent à Singapour, il paraît qu'on peut acheter ces chaussettes dans le shop du Botanic Garden... merci Tom pour l'info !
PS2 : petit inconvénient - minime - de ces chaussettes : la respiration de vos petits petons laisse à désirer ! Odeurs garanties (j'en ai fait l'expérience) lorsque, après quelques longues heures de marche dans une jungle bien humide, vous décidez de les enlever... ;-)
par Thib
publié dans :
Voyages, voyages...
Salut à tous !
Récemment, petit week-end prolongé aux Philippines... Premier épisode de la série, avec Bohol !
Pour rejoindre Bohol depuis Singapour, il faut passer par Cebu. Si vous êtes un peu détraqué comme moi et à cheval sur vos (ô combien précieux) jours de vacances, vous pouvez prendre le vol de nuit, départ à minuit de Singapour, arrivée à 4h du mat' à Cebu... de là, il vous reste à rejoindre le ferry terminal, pour choper le premier bateau en partance pour Bohol... Un peu violent, il faut l'admettre, et pas la solution la plus reposante... mais ça se fait sans trop d'encombre et ça permet d'optimiser le timing... à bon entendeur !
Trêve de considération méta-philosophico-temporelle, et l'on attaque sans tarder avec les stars de Bohol : les tarsiers. Les quoi ?! Oui, les tarsiers sont de petits animaux, qui ressemblent à de tout petits singes... avec des yeux ENORMES... à Bohol, il est possible de se rendre dans le "Tarsier Foundation Center", qui comporte une petite réserve avec quelques spécimens.
Regardez, cherchez la petite bête sur la photo ci-dessous, qui vous observe avec ses gros yeux...

Tenez, en voilà un d'un peu plus près !

Paraîtrait qu'il aurait inspiré Steven Spielberg pour son personnage d'ET... avec des yeux et des doigts pareils, on voit la ressemblance !

Bon, ce que les photos ne montrent pas, c'est la taille de cet animal... une dizaine de centimètres de haut (sans la queue), c'est à dire mi-nu-scule ! Et ces yeux, punaise... j'adore... on dirait qu'il est en permanence étonné... comme si on venait de lui annoncer une nouvelle hallucinante... Sachez qu'en proportion, ses yeux sont 150 fois plus gros que ceux d'un humain ! A resortir au prochain cocktail mondain...
Allez, on attaque la star numéro 2 de Bohol : les Chocolate Hills. Ces étranges collines sont devenues une attraction touristique majeure de Bohol.

Il s'agit de petites collines arrondies, qui s'étendent à perte de vue. Etrange formation géologique... Durant la saison sêche, ces collinettes virent au marron, couleur chocolat... d'où leur nom.

Mais Bohol, ce n'est (heureusement !) pas que les tarsiers et les Chocolate Hills, ce sont aussi (et surtout !) des paysages de rizières, des petits villages, des habitants charmants... l'idéal, c'est évidemment de s'y balader à moto...

D'ailleurs, regardez un peu le bolide jaune flashy qu'on avait dégotté :

Petit coup de projecteur sur un endroit très sympa pour se poser à Bohol, loin de l'affluence touristique : la guesthouse Nuts Hut. Perdue au milieu de la verdure (inaccessible en voiture), au bord de la rivière Loboc... un petit havre de paix !


Petit tour sur la rivière Loboc...

Le périple sur Bohol aura été de (trop) courte durée... Il est temps de rejoindre la destination principale de ce week-end aux Philippines, à savoir Siquijor... j'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain article !
Pour rejoindre Siquijor, il nous faut prendre un bateau depuis Alona Beach, la célèbre et touristique plage située sur Panglao. Bon, sur la photo ci-dessous il n'y a personne, mais je crois qu'il peut y avoir beaucoup de monde...
(j'aurais aussi pu dire que j'avais gommé tous les touristes avec Photoshop, mais vu ma connaissance de ce logiciel qui frise le néant, c'est pas très crédible !)

Pas de temps pour la farniente (toujours pas mon truc, je n'ai pas changé sur ce point...), et cap sur Siquijor !
A bientôt !
Thib.
Détails pratiques :
Attention, comme d'hab, ces détails sont le fruit de MON expérience...
- Singapour - Cebu avec la compagnie Cebu Pacific. Pas de visa nécessaire à l'arrivée. Attention, taxe d'aéroport de 550 pesos au retour.
- ferry Cebu - Bohol (Tagbilaran). On n'avait pas réservé, on peut se pointer directement au ferry terminal en taxi depuis l'aéroport. Premier ferry vers 6h du mat'. Prix : 450 pesos pour un trajet. 2 heures environ.
- A Tagbilaran, vous serez assaillis par les conducteurs de tricycle qui vous proposeront les tours de Bohol. Ils peuvent vous amener au Tarsier Foundation Centre, et/ou à Nuts Hut, ou sur Alona Beach... A titre indicatif : environ 250 pesos pour rejoindre Alona Beach (sur Panglao) depuis Tagbiliran. Sinon, on peut aussi prendre les jeepneys, perso j'adore !
- droit d'entrée au Tarsier Foundation Centre : 20 pesos.
- Nuts Hut guesthouse : http://www.nutshuts.com Environ 600 pesos la chambre (plusieurs catégories). Pour rejoindre la guesthouse : soit par la rivière Lobok, soit par la route puis 800 m à marcher. Service de location de moto (500 pesos la journée), massage and co...
- pour rejoindre les Chocoloate Hills, on est parti à moto depuis Nuts Hut. Belle balade, environ 70 km AR. Ne pas oublier de prendre une carte, évidemment ! Petit droit d'entrée pour le viewpoint.
- pour aller à Siquijor depuis Bohol, pas de ferry direct. Il faut prendre un bateau privé (une bangka). Attention, c'est cher... comptez environ 4500 pesos aller-retour (à diviser par le nombre de personnes sur le bateau), 2 heures de traversée si la mer est correcte (plutôt 3 heures si la houle est de la partie !).
Récemment, petit week-end prolongé aux Philippines... Premier épisode de la série, avec Bohol !
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Euh... Thib, c'est où Bohol ? Pour ceux qui ne sont pas familiers avec la géographie philippine, j'ai (dans ma grande bonté) cherché et trouvé une petite carte pour avoir une idée de la chose. En gros, les Philippines sont constituées de 3 régions : Luzon (vous vous rappelez, les rizières de Banaue, Manille, le volcan Taal...), Mindanao (jamais été par là bas, mais ça me tente bien !) et les Visayas. Bohol fait partie de cette dernière "zone"... |
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Pour rejoindre Bohol depuis Singapour, il faut passer par Cebu. Si vous êtes un peu détraqué comme moi et à cheval sur vos (ô combien précieux) jours de vacances, vous pouvez prendre le vol de nuit, départ à minuit de Singapour, arrivée à 4h du mat' à Cebu... de là, il vous reste à rejoindre le ferry terminal, pour choper le premier bateau en partance pour Bohol... Un peu violent, il faut l'admettre, et pas la solution la plus reposante... mais ça se fait sans trop d'encombre et ça permet d'optimiser le timing... à bon entendeur !
Trêve de considération méta-philosophico-temporelle, et l'on attaque sans tarder avec les stars de Bohol : les tarsiers. Les quoi ?! Oui, les tarsiers sont de petits animaux, qui ressemblent à de tout petits singes... avec des yeux ENORMES... à Bohol, il est possible de se rendre dans le "Tarsier Foundation Center", qui comporte une petite réserve avec quelques spécimens.
Regardez, cherchez la petite bête sur la photo ci-dessous, qui vous observe avec ses gros yeux...

Tenez, en voilà un d'un peu plus près !

Paraîtrait qu'il aurait inspiré Steven Spielberg pour son personnage d'ET... avec des yeux et des doigts pareils, on voit la ressemblance !

Bon, ce que les photos ne montrent pas, c'est la taille de cet animal... une dizaine de centimètres de haut (sans la queue), c'est à dire mi-nu-scule ! Et ces yeux, punaise... j'adore... on dirait qu'il est en permanence étonné... comme si on venait de lui annoncer une nouvelle hallucinante... Sachez qu'en proportion, ses yeux sont 150 fois plus gros que ceux d'un humain ! A resortir au prochain cocktail mondain...
Allez, on attaque la star numéro 2 de Bohol : les Chocolate Hills. Ces étranges collines sont devenues une attraction touristique majeure de Bohol.

Il s'agit de petites collines arrondies, qui s'étendent à perte de vue. Etrange formation géologique... Durant la saison sêche, ces collinettes virent au marron, couleur chocolat... d'où leur nom.

Mais Bohol, ce n'est (heureusement !) pas que les tarsiers et les Chocolate Hills, ce sont aussi (et surtout !) des paysages de rizières, des petits villages, des habitants charmants... l'idéal, c'est évidemment de s'y balader à moto...
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D'ailleurs, regardez un peu le bolide jaune flashy qu'on avait dégotté :

Petit coup de projecteur sur un endroit très sympa pour se poser à Bohol, loin de l'affluence touristique : la guesthouse Nuts Hut. Perdue au milieu de la verdure (inaccessible en voiture), au bord de la rivière Loboc... un petit havre de paix !


Petit tour sur la rivière Loboc...

Le périple sur Bohol aura été de (trop) courte durée... Il est temps de rejoindre la destination principale de ce week-end aux Philippines, à savoir Siquijor... j'aurai l'occasion de vous en reparler dans un prochain article !
Pour rejoindre Siquijor, il nous faut prendre un bateau depuis Alona Beach, la célèbre et touristique plage située sur Panglao. Bon, sur la photo ci-dessous il n'y a personne, mais je crois qu'il peut y avoir beaucoup de monde...
(j'aurais aussi pu dire que j'avais gommé tous les touristes avec Photoshop, mais vu ma connaissance de ce logiciel qui frise le néant, c'est pas très crédible !)

Pas de temps pour la farniente (toujours pas mon truc, je n'ai pas changé sur ce point...), et cap sur Siquijor !
A bientôt !
Thib.
Détails pratiques :
Attention, comme d'hab, ces détails sont le fruit de MON expérience...
- Singapour - Cebu avec la compagnie Cebu Pacific. Pas de visa nécessaire à l'arrivée. Attention, taxe d'aéroport de 550 pesos au retour.
- ferry Cebu - Bohol (Tagbilaran). On n'avait pas réservé, on peut se pointer directement au ferry terminal en taxi depuis l'aéroport. Premier ferry vers 6h du mat'. Prix : 450 pesos pour un trajet. 2 heures environ.
- A Tagbilaran, vous serez assaillis par les conducteurs de tricycle qui vous proposeront les tours de Bohol. Ils peuvent vous amener au Tarsier Foundation Centre, et/ou à Nuts Hut, ou sur Alona Beach... A titre indicatif : environ 250 pesos pour rejoindre Alona Beach (sur Panglao) depuis Tagbiliran. Sinon, on peut aussi prendre les jeepneys, perso j'adore !
- droit d'entrée au Tarsier Foundation Centre : 20 pesos.
- Nuts Hut guesthouse : http://www.nutshuts.com Environ 600 pesos la chambre (plusieurs catégories). Pour rejoindre la guesthouse : soit par la rivière Lobok, soit par la route puis 800 m à marcher. Service de location de moto (500 pesos la journée), massage and co...
- pour rejoindre les Chocoloate Hills, on est parti à moto depuis Nuts Hut. Belle balade, environ 70 km AR. Ne pas oublier de prendre une carte, évidemment ! Petit droit d'entrée pour le viewpoint.
- pour aller à Siquijor depuis Bohol, pas de ferry direct. Il faut prendre un bateau privé (une bangka). Attention, c'est cher... comptez environ 4500 pesos aller-retour (à diviser par le nombre de personnes sur le bateau), 2 heures de traversée si la mer est correcte (plutôt 3 heures si la houle est de la partie !).
par Thib
publié dans :
Voyages, voyages...
Après les varans de l'article précédent (voir ici), je vous avais promis d'autres bestioles, aperçues dans la réserve naturelle
de Sungei Buloh. Allez, zou, c'est parti.
La première, et pas forcément la plus facile à repérer, mais certainement la plus facile à entendre, c'est cette espèce de cigale, qui fait un boucan d'enfer. Dès que l'on rentre dans la réserve naturelle, on entend son "chant"... je suis toujours impressionné de constater le volume sonore hallucinant d'une si petite bestiole !

Ci-dessous, une jolie petite (grosse) bestiole, que j'ai failli rater, étant passé juste sous sa toile sans m'en rendre compte. Et l'on m'a gentiment signalé que j'étais pas passé loin... euh... ah ouais, quand même !!! La photo ne rend pas compte de sa taille, mais ça faisait une bonne quinzaine de centimètres !

En 2 minutes 30 chrono (vive Google) et surtout dans un élan insoupçonné de motivation, j'ai réussi à retrouver le nom scientifique de cette charmante créature. Il s'agit d'une Nephila Pilipes (voir ici). Oui, ça vous fait de belles jambes, je sais. A moi aussi. N'empêche que, hein, la prochaine fois que j'en croise une (pas dans mon pieu, please), si par chance j'arrive à me souvenir de son nom imbuvable, alors quelle profonde satisfaction personnelle... oui, la vie est faite de pas grand chose, parfois.
Les observateurs attentifs n'auront pas manqué de remarquer que cette araignée est amputée... non, ce n'est pas moi qui lui ai piqué la huitième patte, j'vous jure !
Une photo que j'aime bien, ci-dessous :

(Et non, cette fois ci je n'ai pas perdu 2 minutes 30 pour rechercher l'espèce... Des volontaires ?).
Passons à un animal étrange, dont je me souviens avoir déjà parlé (voir ici). Il s'agit du fameux "mudskipper"... oui, le fameux "sauteur de vase atlantique", c'est son petit nom en français !!! Quel animal étrange... à mi-chemin entre un poisson, un tétard, une larve, un je-sais-pas-quoi... bref, un truc tout bizarre, qui peut mesurer une quinzaine de centimètres... faut le voir se promener dans la boue, je vous jure, c'est assez fun.

Quelques photos florales, pour finir sur une touche moins boueuse...


(oui, vous apercevez des gouttes d'eau sur ces photos végétales. Non ce n'est pas la rosée, mais la conséquence d'une saucée monumentale, le genre de truc où tu te demandes pourquoi t'es pas resté chez toi plutôt que de te balader dans un endroit paumé de Singapour !!!)
Voilà, c'est tout pour la série des bestioles de Sungei Buloh ! Pour ceux qui aiment ça (ils sont des milliers, je le sais), je vous invite à redécouvrir les animaux du Parc de Bako...
A très bientôt ! J'ai toujours un article (voire deux !) sur les Philippines en préparation...
Thib.
La première, et pas forcément la plus facile à repérer, mais certainement la plus facile à entendre, c'est cette espèce de cigale, qui fait un boucan d'enfer. Dès que l'on rentre dans la réserve naturelle, on entend son "chant"... je suis toujours impressionné de constater le volume sonore hallucinant d'une si petite bestiole !

Ci-dessous, une jolie petite (grosse) bestiole, que j'ai failli rater, étant passé juste sous sa toile sans m'en rendre compte. Et l'on m'a gentiment signalé que j'étais pas passé loin... euh... ah ouais, quand même !!! La photo ne rend pas compte de sa taille, mais ça faisait une bonne quinzaine de centimètres !

En 2 minutes 30 chrono (vive Google) et surtout dans un élan insoupçonné de motivation, j'ai réussi à retrouver le nom scientifique de cette charmante créature. Il s'agit d'une Nephila Pilipes (voir ici). Oui, ça vous fait de belles jambes, je sais. A moi aussi. N'empêche que, hein, la prochaine fois que j'en croise une (pas dans mon pieu, please), si par chance j'arrive à me souvenir de son nom imbuvable, alors quelle profonde satisfaction personnelle... oui, la vie est faite de pas grand chose, parfois.
Les observateurs attentifs n'auront pas manqué de remarquer que cette araignée est amputée... non, ce n'est pas moi qui lui ai piqué la huitième patte, j'vous jure !
Une photo que j'aime bien, ci-dessous :

(Et non, cette fois ci je n'ai pas perdu 2 minutes 30 pour rechercher l'espèce... Des volontaires ?).
Passons à un animal étrange, dont je me souviens avoir déjà parlé (voir ici). Il s'agit du fameux "mudskipper"... oui, le fameux "sauteur de vase atlantique", c'est son petit nom en français !!! Quel animal étrange... à mi-chemin entre un poisson, un tétard, une larve, un je-sais-pas-quoi... bref, un truc tout bizarre, qui peut mesurer une quinzaine de centimètres... faut le voir se promener dans la boue, je vous jure, c'est assez fun.

Quelques photos florales, pour finir sur une touche moins boueuse...


(oui, vous apercevez des gouttes d'eau sur ces photos végétales. Non ce n'est pas la rosée, mais la conséquence d'une saucée monumentale, le genre de truc où tu te demandes pourquoi t'es pas resté chez toi plutôt que de te balader dans un endroit paumé de Singapour !!!)
Voilà, c'est tout pour la série des bestioles de Sungei Buloh ! Pour ceux qui aiment ça (ils sont des milliers, je le sais), je vous invite à redécouvrir les animaux du Parc de Bako...
A très bientôt ! J'ai toujours un article (voire deux !) sur les Philippines en préparation...
Thib.
par Thib
publié dans :
S'pore life
Ce week-end, je suis retourné dans la réserve naturelle de Sungei Buloh, dont j'avais déjà parlé il y a quelques mois (voir ici). J'y avais même vu un crocodile, en parfaite liberté, à quelques mètres du sentier... je rappelle que cette réserve est à Singapour,
et ce n'est PAS un zoo !
Ce coup-ci, point de croco. Mais des varans en veux-tu en-voilà.
Sungei Buloh, pour y aller en transport en commun depuis le centre de Singapour, faut être motivé ! C'est vraiment "ulu-ulu" (prononcez "oulou-oulou"), comme ils disent par ici. C'est à dire à perpette ! Bon, tout est relatif, hein, on est à Singapour, qui ne fait que 40 km de long dans sa plus grande dimension... Bref, après 45 min de métro depuis le centre puis une petite demi-heure de bus, nous voilà à l'entrée de la réserve. Un droit d'entré (symbolique !) de 1 SGD (0.5 centimes d'euro) est demandé pour ce petit coin de nature préservée et peu connu...
Revenons aux varans, puisque c'est l'objet de cet article. Pour ceux qui ne connaissent pas ces bestioles, il s'agit d'une sorte d'énorme lézard, environ 1 mètre 50 pour ceux qu'on croise à Singapour. En voilà un, aperçu au détour d'un chemin :

Quant à celui-là, il courait sous le pont... même s'ils paraissent souvent amorphes, ces bestioles peuvent courir très vite, c'est impressionant !

J'aime bien la photo ci-dessous, ou notre ami varan est à l'affût...


Regardez la photo ci-dessous, c'est collector. Et je vous défie de prendre la même ! Oui, ce sont deux varans... debouts sur leur pattes arrières, dans les bras (les pattes) l'un de l'autre, on dirait qu'ils se congratulent... "tiens, salut mon p'tit père, ça fait une pige !!!"...

Or, en fait, pas du tout du tout... cette "accolade" étonnante a duré 1/4 de seconde, et ces deux compères ont démarré un violent combat, à grand coups de pattes !!! Regardez ci-dessous, celui du fond prend l'avantage, tel un vrai judoka !!!
Ce fut bref mais intense... le combat a duré une poignée de secondes... on a entendu un gros "plouf", ils se sont débattus dans ces hautes herbes, et l'un s'est enfui...
Quant au vainqueur, regardez-le, en train de guetter si un autre congénère veut se mesurer à lui...

(je dois dire que j'aime beaucoup la photo ci-dessous, où je trouve que notre ami le varan a l'air parfaitement ridicule... On dirait qu'il sort le périscope pour observer les environs...)
J'essaierai de vous mettre d'autres clichés de bestioles croisées dans cette réserve, notamment quelques araignées "que t'aimerais pas trop retrouver dans ton pieu"... Aujourd'hui, c'était instant varan !
A bientôt !
Thib.
PS : peut-être connaissez-vous, de nom au moins, la plus grande espèce de varan ? Il s'agit du varan de Komodo...
Détails pratiques : pour se rendre à Sungei Buloh, voir l'article que j'avais écrit l'an dernier (ici).
Ce coup-ci, point de croco. Mais des varans en veux-tu en-voilà.
Sungei Buloh, pour y aller en transport en commun depuis le centre de Singapour, faut être motivé ! C'est vraiment "ulu-ulu" (prononcez "oulou-oulou"), comme ils disent par ici. C'est à dire à perpette ! Bon, tout est relatif, hein, on est à Singapour, qui ne fait que 40 km de long dans sa plus grande dimension... Bref, après 45 min de métro depuis le centre puis une petite demi-heure de bus, nous voilà à l'entrée de la réserve. Un droit d'entré (symbolique !) de 1 SGD (0.5 centimes d'euro) est demandé pour ce petit coin de nature préservée et peu connu...
Revenons aux varans, puisque c'est l'objet de cet article. Pour ceux qui ne connaissent pas ces bestioles, il s'agit d'une sorte d'énorme lézard, environ 1 mètre 50 pour ceux qu'on croise à Singapour. En voilà un, aperçu au détour d'un chemin :

Quant à celui-là, il courait sous le pont... même s'ils paraissent souvent amorphes, ces bestioles peuvent courir très vite, c'est impressionant !

J'aime bien la photo ci-dessous, ou notre ami varan est à l'affût...


Regardez la photo ci-dessous, c'est collector. Et je vous défie de prendre la même ! Oui, ce sont deux varans... debouts sur leur pattes arrières, dans les bras (les pattes) l'un de l'autre, on dirait qu'ils se congratulent... "tiens, salut mon p'tit père, ça fait une pige !!!"...

Or, en fait, pas du tout du tout... cette "accolade" étonnante a duré 1/4 de seconde, et ces deux compères ont démarré un violent combat, à grand coups de pattes !!! Regardez ci-dessous, celui du fond prend l'avantage, tel un vrai judoka !!!
Ce fut bref mais intense... le combat a duré une poignée de secondes... on a entendu un gros "plouf", ils se sont débattus dans ces hautes herbes, et l'un s'est enfui...
Quant au vainqueur, regardez-le, en train de guetter si un autre congénère veut se mesurer à lui...

(je dois dire que j'aime beaucoup la photo ci-dessous, où je trouve que notre ami le varan a l'air parfaitement ridicule... On dirait qu'il sort le périscope pour observer les environs...)
J'essaierai de vous mettre d'autres clichés de bestioles croisées dans cette réserve, notamment quelques araignées "que t'aimerais pas trop retrouver dans ton pieu"... Aujourd'hui, c'était instant varan !
A bientôt !
Thib.
PS : peut-être connaissez-vous, de nom au moins, la plus grande espèce de varan ? Il s'agit du varan de Komodo...
Détails pratiques : pour se rendre à Sungei Buloh, voir l'article que j'avais écrit l'an dernier (ici).
par Thib
publié dans :
S'pore life
Le Mont Kinabalu, c'est un peu la star en Asie du Sud-Est. A 4095 mètres, c'est le sommet de la région, si l'on fait abstraction du Nord de la Birmanie et de la Papouasie. Quand tu parles de
montagne par ici, tout le monde te demandes "tu as fait le Kinabalu ?"
Et inlassablement, je répondais que "non, je n'ai pas fait le Kinabalu". Et ça ne m'attirait pas plus que ça, pour être honnête.
Pourquoi ? Pour deux raisons principales. La première, c'est que cette ascension est devenue utlra-touristique, et l'idée de monter avec 200 personnes ne m'enchantait pas vraiment. La deuxième raison est liée à la première : conséquence de cet afflux important de grimpeurs (et de leur argent...), le parc est très réglementé, et c'est devenu assez difficile d'organiser cette ascension, car il faut (en théorie) réserver des mois à l'avance le refuge, au risque de ne pas pouvoir monter. Officiellement, "pas de réservation" = "pas d'ascension". J'en connais qui se sont fait avoir...
Bref. Profitant du long week-end de Pâques (oui, le vendredi Saint est férié à Singapour !), on (trois potes et moi-même) a décidé de tenter le coup. Départ à 3h du mat' de Singapour pour rejoindre en taxi l'aéroport de Johor Bahru en Malaisie, et nous voilà dans l'avion, en direction de Kota Kinabalu (partie malaisienne de Borneo). On a rien réservé du tout. Du coup, on sait pas trop si l'on va pouvoir obtenir le droit de monter (le fameux "climbing permit"). Au pire, on fera autre chose, hein !
La vue d'avion, vous l'avez vue dans un post précédent (ici).
(d'ailleurs, pour le détail pratique, si vous voulez avoir une chance d'apercevoir le Kinabalu depuis l'avion, trouvez-vous un siège près d'un hublot sur la droite...)
Une fois arrivé au camp de base (les "headquarters"), situé à 2 heures de taxi de l'aéroport de Kota Kinabalu, c'est là que tout se joue. Il FAUT qu'on trouve un moyen pour obtenir cette satanée autorisation de montée. On se dirige vers le comptoir des "accomodations", pour réserver une nuit dans le refuge d'alitude de Laban Rata (on sait pertinemment qu'il est complet, mais on fait comme si on savait pas...). Evidemment (on s'en doutait je vous dis !), on nous répond que non, il n'y a plus de place. On joue les faux-étonnés, et on commence à pleurnicher un peu, à faire les yeux de bambi, arguant que "non, vous pouvez pas nous faire ça !" La bonne femme nous dit d'aller voir au comptoir des "climbing permit", parce que "peut-être qu'ils auront une solution". Ah. Bon. On se dirige vers le-dit comptoir. L'employée nous demande si l'on a une réservation pour le refuge. On lui répond que non. Et elle nous répond tranquillement que c'est pas possible de monter sans réservation (sans blague !!!). On rejoue les faux-étonnés. On se remet à pleurnicher un petit coup, avec un p'tit coup des yeux de bambi (quel cinéma, je vous jure...). On lui demande si, vraiment, y'a pas une solution ? Même si, par exemple, on dort par terre, n'importe où ? Toujours avec des grands sourires, en restant poli... des ptites larmichettes qui coulent... (bon j'exagère, hein, mais dans l'idée c'est vraiment ça...). Et 30 secondes plus tard, l'employée prend son téléphone, nous disant qu'elle appelle son responsable. Aaaaaaaaaah, on sent qu'on a une petite ouverture, là... Peu après, on rencontre ce mystérieux correspondant, qui nous dit que pour aujourd'hui c'est vraiment complet, mais pour demain il reste quelques places, en "dormant par terre". Et ben, heureusement qu'on a pris 3 jours, hein !!!
S'ensuit la négociation, laborieuse, du prix. Honnêtement, c'est un peu du racket. Au final, l'ascension va nous coûter aussi cher que le billet d'avion... soit, au bas mot, près de 80 euros par personne pour 2 jours, tout compris (permis, guide, assurance, nourriture, transport vers le point de départ, et droit de dormir dans le refuge...). Pas moyen de descendre le prix plus bas, le gars ne veut rien entendre. A prendre ou à laisser... Ok, banco, on prend !
Ouf ! La bonne nouvelle, c'est qu'on a obtenu ce fichu permis ! C'était pas gagné d'avance, et encore une fois, heureusement qu'on a eu la bonne idée de partir 3 jours, sinon c'était cuit...
En attendant, le reste de la journée se passe tranquilement... le temps est humide, pluvieux parfois... alors on joue au poker, avec des graines de tournesol en guide de jetons, dans un petit restau 100% malais très sympa que l'on a dégotté à 10 minutes à pied des headquarters, et où l'on va pouvoir passer la nuit pour une poignée de ringgits...
Le lendemain matin, après une longue nuit réparatrice (la nuit précédente fut courte, avec un départ de Singap' à 3h du mat'...), c'est parti. On démarre vers midi, pour la première partie de l'ascension, qui consiste à rejoindre le refuge Laban Rata (environ 1500 mètres de dénivelé positif).
Après 4 heures de montée (sans trop se presser), on arrive enfin au refuge. Le tout dans le brouillard, évidemment. On ne change pas une météo qui gagne ! Perso, je commence à me dire que si on a ce temps là demain pour l'ascension finale, ça va pas être très drôle...
Ci-dessous, une photo qui vous semble peut-être hyper banale, mais qui témoigne de l'unique trouée qui nous aura été accordée par Dame Nature durant cette montée... tout le reste n'aura été que brume, pluie et boue !

Et encore, faut pas être trop difficile, car cette trouée n'aura pas duré longtemps : une bonne quinzaine de secondes, avant de replonger dans cette purée de pois. Ci-dessous, le refuge Laban Rata, qui apparaît mystérieusement hors de la brume...

En entrant dans le refuge, je dois l'avouer, ça fait un petit choc. On a tous en tête les images de petits refuges sympa de montagne, au coin du feu... Bon, là, en fait, on n'est pas tout seuls, jugez plutôt la salle commune :

On s'enregistre (comme à l'hôtel), et le gars nous précise (presque un peu gêné) que notre chambre, c'est... cette salle :-) Bref, on sait pas trop comment on va faire pour arriver à trouver de la place pour s'allonger, mais après tout, qu'importe, on était prévenu !
En attendant, douche, puis opération déjeuner (sous un rayon de soleil !), délicieusement combinée à l'opération "sêchage de chaussettes". Bon appétit !

Coucher de soleil plutôt chouette, depuis le refuge :
Vers 3 heures, on débute notre montée. Le ciel nocturne semble dégagé, tant mieux ! Etonnamment, il ne fait pas froid... Et c'est une véritable colonne de lampes frontales, en file indienne, qui attaque les premières marches. On se débrouille comme on peut pour douber à droite à gauche quand le rythme est trop lent.
Après une session de marches en forêt, arrive la partie un peu plus délicate (tout est relatif), où l'on peut s'aider de cordes pour monter.
Puis vient... le point de contrôle ! Oui, ici, à près de 3700 mètres d'altitude, il y a un poste de contrôle !!! Le gars vérifie que ton permis est en rêgle, pour te laisser monter... et pas moyen de contourner, je vous assure ! Mieux vaut être en règle, sinon bye bye le sommet ! Alors, fièrement, on sort nos "climbing permits"...
La dernière partie est magnifique. Il s'agit en fait d'une gigantesque dalle de granite, en pente douce. On a une chance monstrueuse, car le ciel est dégagé, rempli d'étoiles, et la lune est presque pleine. Et, surprise de taille et agréable, il ne fait toujours pas froid !! Il fait frais, certes, mais rien (absolument rien !) à voir avec ce que j'ai connu pour le Semeru ou le Rinjani... cette nuit, par un heureux concours de circonstance (merci Dame Nature), le vent est quasiment nul... génial !
Temps de pose de 60 secondes (à la lumière de la lune !) pour la photo ci-dessous, dont je suis plutôt content. On voit même les étoiles !

Contrairement à ce qu'on pense (c'était mon cas), cette montagne très photogénique ci-dessus n'est pas le Kinabalu lui-même. Le sommet, le voici, ci-dessous, dans une autre tentative de photo de nuit (60 secondes encore une fois). Vous pouvez apercevoir des traînées blanches sur la montagne... ce sont les lampes frontales des grimpeurs !

Le sommet se rapproche... sur la photo ci-dessous, en jaune à l'horizon, ce sont les lumières de Kota Kinabalu ! En contre-jour, ou plutôt, en contre-lune... on est toujours en pleine nuit, et le soleil doit se lever de l'autre côté !

D'ailleurs, en parlant du soleil, le voilà, avec ses premiers rayons, peu après notre arrivée au sommet (perfect timing, merci le guide !) :

Et de l'autre côté, ce cône d'ombre, absolument superbe, qui épouse les formes du Kinabalu... d'ailleurs je savais pas qu'il était aussi "cônique" ! Et le petit point blanc, c'est la lune... et si vous regardez bien, dans le cône, on voit la mer, et les îles, toujours à l'ombre...

Petit jeu de miroir comme je les aime, lors de la descente :

Et cette pointe, tellement belle :

Ci-dessous, on voit la colonne des marcheurs qui redescendent, sur cette grande dalle de granite :

Retour à Laban Rata, qui se détache au-dessus de la mer de nuage...

Petite pause bien méritée au refuge. Le buffet est plutôt bon (vive le nasi goreng !). Mais pas le temps de trop s'attarder, il nous faut redescendre...
Dernière partie longue mais sans histoire, si ce n'est des jambes (et genoux pour certains !) douloureuses, une pluie battante (quel bol on a eu, de ne pas avoir une goutte au sommet...), et des marches à n'en plus finir...
Et le soir, en dégustant une pizza bien méritée face à la baie de Kota Kinabalu, Dame Nature nous a offert un joli spectacle :

Il est temps de reprendre le taxi pour l'aéroport, pour retourner à Singapour... arrivée à 1h du mat' chez moi, en pleine forme le lundi matin au boulot ! :-)
Quelques conclusions, rapidement et en vrac :
- j'ai été agréablement supris par cette ascension. Scéniquement, c'est sans doute (avis personnel) un cran en dessous du Semeru ou du Rinjani, mais j'ai trouvé ça vraiment chouette quand même. Surtout la fin, sur cette dalle de granite, je n'avais jamais vu ce type de paysage ailleurs.
- physiquement, c'est assez rude. Les dénivelés sont importants : 2200m en positif et idem en négatif, le tout en deux jours. Mais étrangement, la partie finale de l'ascension ne pose pas de problème, hormis les difficultés de souffle liées à l'altitude. La difficulté majeure, finalement, ce sont ces marches, qui mettent nos gambettes à rude épreuve, surtout à la descente !
- techniquement aucune difficulté. Et le guide, même s'il est obligatoire, ne sert pas à grand chose, car il est impossible de se perdre !
- j'ai été impressionné par le "service" dans le refuge Laban Rata. Même si c'est blindé de monde, le service est impeccable, la nourriture est plutôt bonne et à volonté (buffet). Sans parler des matelas pour le "plan squatt", impressionnant ! Donc finalement, le prix est justifié...
- autre bon point à signaler, l'entretien impeccable du parc. Aucun (ou très peu) de déchets sur les chemins, rien à voir avec le Rinjani (malheureusement).
- on a eu un bol ENORME pour la météo ! Car même s'il a plu (beaucoup) pour la montée jusqu'au refuge et la descente à partir du refuge, toute l'ascension finale aura été magnifiquement dégagée, et sans vent... une grande chance !
J'espère que ce long article vous a plu, et je vous dis à bientôt !
Thib.
PS : les jours suivant cette ascension, des courbatures comme j'ai rarement eu... ah, ces marches, ça casse complètement les jambes !
Quelques conseils :
- si vous voulez faire l'ascension, tentez de réserver à l'avance (voir ici). Si vous pouvez, évitez les week-ends, il y a moins de monde, donc plus de chance d'avoir une place.
- si c'est officiellement complet, vous pouvez faire comme nous, en vous pointant comme des fleurs. Attention, il n'est pas garanti qu'il y ait une place... maximisez vos chances en partant plus longtemps (on est parti 3 jours). Et de la chance, il faut en avoir un peu... mais qui ne risque rien n'a rien !
- guide obligatoire. Même si en soi, c'est inutile. Impossible de se perdre, et aucune difficulté technique.
- possibilité d'utiliser les services de porteurs, pour limiter le poids à transporter. Pas forcément un mauvais plan si vous avez les genoux fragiles.
- pour les genoux fragiles, pensez aux bâtons de rando...
- pensez à emmener quelques barres de céréales et autres en-cas énergétiques, pour les pauses durant l'ascension.
et quelques détails pratiques : (comme d'hab, à titre purement informatif...)
- pour rejoindre Kota Kinabalu depuis Singapour : Air Asia depuis Johor Bahru (Senai airport). Taxi jusque Sennai, environ 70 SGD depuis le centre de Singapour.
- taxi aéroport de KK -> parc du Kinabalu : 150 RM (taxi officiel), 2 heures.
- entrée du parc de Kinabalu : 15 RM
- prix global de l'ascension : environ 400 RM (80 euros) pour 2 jours, dont 130 RM pour guide/permis/assurance (sur une base de 4 personnes). Peut-être moyen de trouver moins cher... et certainement possible de trouver beaucoup beaucoup plus cher !
- guesthouse pas chère pas loin (10 minutes à pied) des headquarters : Bayu Homestay, 15 RM la nuit en dortoir et un petit restau.
Et inlassablement, je répondais que "non, je n'ai pas fait le Kinabalu". Et ça ne m'attirait pas plus que ça, pour être honnête.
Pourquoi ? Pour deux raisons principales. La première, c'est que cette ascension est devenue utlra-touristique, et l'idée de monter avec 200 personnes ne m'enchantait pas vraiment. La deuxième raison est liée à la première : conséquence de cet afflux important de grimpeurs (et de leur argent...), le parc est très réglementé, et c'est devenu assez difficile d'organiser cette ascension, car il faut (en théorie) réserver des mois à l'avance le refuge, au risque de ne pas pouvoir monter. Officiellement, "pas de réservation" = "pas d'ascension". J'en connais qui se sont fait avoir...
Bref. Profitant du long week-end de Pâques (oui, le vendredi Saint est férié à Singapour !), on (trois potes et moi-même) a décidé de tenter le coup. Départ à 3h du mat' de Singapour pour rejoindre en taxi l'aéroport de Johor Bahru en Malaisie, et nous voilà dans l'avion, en direction de Kota Kinabalu (partie malaisienne de Borneo). On a rien réservé du tout. Du coup, on sait pas trop si l'on va pouvoir obtenir le droit de monter (le fameux "climbing permit"). Au pire, on fera autre chose, hein !
La vue d'avion, vous l'avez vue dans un post précédent (ici).
(d'ailleurs, pour le détail pratique, si vous voulez avoir une chance d'apercevoir le Kinabalu depuis l'avion, trouvez-vous un siège près d'un hublot sur la droite...)
Une fois arrivé au camp de base (les "headquarters"), situé à 2 heures de taxi de l'aéroport de Kota Kinabalu, c'est là que tout se joue. Il FAUT qu'on trouve un moyen pour obtenir cette satanée autorisation de montée. On se dirige vers le comptoir des "accomodations", pour réserver une nuit dans le refuge d'alitude de Laban Rata (on sait pertinemment qu'il est complet, mais on fait comme si on savait pas...). Evidemment (on s'en doutait je vous dis !), on nous répond que non, il n'y a plus de place. On joue les faux-étonnés, et on commence à pleurnicher un peu, à faire les yeux de bambi, arguant que "non, vous pouvez pas nous faire ça !" La bonne femme nous dit d'aller voir au comptoir des "climbing permit", parce que "peut-être qu'ils auront une solution". Ah. Bon. On se dirige vers le-dit comptoir. L'employée nous demande si l'on a une réservation pour le refuge. On lui répond que non. Et elle nous répond tranquillement que c'est pas possible de monter sans réservation (sans blague !!!). On rejoue les faux-étonnés. On se remet à pleurnicher un petit coup, avec un p'tit coup des yeux de bambi (quel cinéma, je vous jure...). On lui demande si, vraiment, y'a pas une solution ? Même si, par exemple, on dort par terre, n'importe où ? Toujours avec des grands sourires, en restant poli... des ptites larmichettes qui coulent... (bon j'exagère, hein, mais dans l'idée c'est vraiment ça...). Et 30 secondes plus tard, l'employée prend son téléphone, nous disant qu'elle appelle son responsable. Aaaaaaaaaah, on sent qu'on a une petite ouverture, là... Peu après, on rencontre ce mystérieux correspondant, qui nous dit que pour aujourd'hui c'est vraiment complet, mais pour demain il reste quelques places, en "dormant par terre". Et ben, heureusement qu'on a pris 3 jours, hein !!!
S'ensuit la négociation, laborieuse, du prix. Honnêtement, c'est un peu du racket. Au final, l'ascension va nous coûter aussi cher que le billet d'avion... soit, au bas mot, près de 80 euros par personne pour 2 jours, tout compris (permis, guide, assurance, nourriture, transport vers le point de départ, et droit de dormir dans le refuge...). Pas moyen de descendre le prix plus bas, le gars ne veut rien entendre. A prendre ou à laisser... Ok, banco, on prend !
Ouf ! La bonne nouvelle, c'est qu'on a obtenu ce fichu permis ! C'était pas gagné d'avance, et encore une fois, heureusement qu'on a eu la bonne idée de partir 3 jours, sinon c'était cuit...
En attendant, le reste de la journée se passe tranquilement... le temps est humide, pluvieux parfois... alors on joue au poker, avec des graines de tournesol en guide de jetons, dans un petit restau 100% malais très sympa que l'on a dégotté à 10 minutes à pied des headquarters, et où l'on va pouvoir passer la nuit pour une poignée de ringgits...
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Le lendemain matin, après une longue nuit réparatrice (la nuit précédente fut courte, avec un départ de Singap' à 3h du mat'...), c'est parti. On démarre vers midi, pour la première partie de l'ascension, qui consiste à rejoindre le refuge Laban Rata (environ 1500 mètres de dénivelé positif).
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Au moment précis où l'on commence l'ascension, il pleut des cordes. Et quelles cordes ! Des cordes bien épaisses, qui mouillent bien... Je préfère dire clairement, la montée fut... humide :-) Les Malais montent avec leur parapluie. J'aurais été le premier à dire que "c'est débile de monter avec un parapluie !!!" mais en fait, j'aurais bien aimé en avoir un... à bon entendeur ! Hormis quelques passages, cette montée est en réalité un escalier. Mais la difficulté, c'est que les marches sont du type "plus irrégulières, tu meurs" ! Certaines font quelques centimètres de hauteur, pour d'autres, on approche le demi-mètre... certains passages sont assez rudes physiquement (et boueux, aussi, m'enfin bon !). |
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Après 4 heures de montée (sans trop se presser), on arrive enfin au refuge. Le tout dans le brouillard, évidemment. On ne change pas une météo qui gagne ! Perso, je commence à me dire que si on a ce temps là demain pour l'ascension finale, ça va pas être très drôle...
Ci-dessous, une photo qui vous semble peut-être hyper banale, mais qui témoigne de l'unique trouée qui nous aura été accordée par Dame Nature durant cette montée... tout le reste n'aura été que brume, pluie et boue !

Et encore, faut pas être trop difficile, car cette trouée n'aura pas duré longtemps : une bonne quinzaine de secondes, avant de replonger dans cette purée de pois. Ci-dessous, le refuge Laban Rata, qui apparaît mystérieusement hors de la brume...

En entrant dans le refuge, je dois l'avouer, ça fait un petit choc. On a tous en tête les images de petits refuges sympa de montagne, au coin du feu... Bon, là, en fait, on n'est pas tout seuls, jugez plutôt la salle commune :

On s'enregistre (comme à l'hôtel), et le gars nous précise (presque un peu gêné) que notre chambre, c'est... cette salle :-) Bref, on sait pas trop comment on va faire pour arriver à trouver de la place pour s'allonger, mais après tout, qu'importe, on était prévenu !
En attendant, douche, puis opération déjeuner (sous un rayon de soleil !), délicieusement combinée à l'opération "sêchage de chaussettes". Bon appétit !

Coucher de soleil plutôt chouette, depuis le refuge :
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En fait, une fois que tout le monde rentre dans sa chambre respective pour la nuit, c'est là que tout se passe. Les tables sont rangées... Et voilà qu'ils amènent des matelas, des draps,
donnent des couvertures et tout !!! Même un oreiller avec une taie propre !!! Complètement inespéré... finalement, ça n'a absolument plus rien d'un "plan squatt" ! Moi qui pensait dormir à
même le sol, entre 2 pieds de table... Malgré ce confort, force est de constater que je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit, ou presque. L'altitude (3300 m) doit jouer, sans doute. Sans compter que, dormant dans la salle commune, on est évidemment réveillé par les plus matinaux, ces $*%£* de randonneurs qui veulent partir beaucoup trop en avance... résultat, réveil à 1h30 du mat' ! |
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Vers 3 heures, on débute notre montée. Le ciel nocturne semble dégagé, tant mieux ! Etonnamment, il ne fait pas froid... Et c'est une véritable colonne de lampes frontales, en file indienne, qui attaque les premières marches. On se débrouille comme on peut pour douber à droite à gauche quand le rythme est trop lent.
Après une session de marches en forêt, arrive la partie un peu plus délicate (tout est relatif), où l'on peut s'aider de cordes pour monter.
Puis vient... le point de contrôle ! Oui, ici, à près de 3700 mètres d'altitude, il y a un poste de contrôle !!! Le gars vérifie que ton permis est en rêgle, pour te laisser monter... et pas moyen de contourner, je vous assure ! Mieux vaut être en règle, sinon bye bye le sommet ! Alors, fièrement, on sort nos "climbing permits"...
La dernière partie est magnifique. Il s'agit en fait d'une gigantesque dalle de granite, en pente douce. On a une chance monstrueuse, car le ciel est dégagé, rempli d'étoiles, et la lune est presque pleine. Et, surprise de taille et agréable, il ne fait toujours pas froid !! Il fait frais, certes, mais rien (absolument rien !) à voir avec ce que j'ai connu pour le Semeru ou le Rinjani... cette nuit, par un heureux concours de circonstance (merci Dame Nature), le vent est quasiment nul... génial !
Temps de pose de 60 secondes (à la lumière de la lune !) pour la photo ci-dessous, dont je suis plutôt content. On voit même les étoiles !

Contrairement à ce qu'on pense (c'était mon cas), cette montagne très photogénique ci-dessus n'est pas le Kinabalu lui-même. Le sommet, le voici, ci-dessous, dans une autre tentative de photo de nuit (60 secondes encore une fois). Vous pouvez apercevoir des traînées blanches sur la montagne... ce sont les lampes frontales des grimpeurs !

Le sommet se rapproche... sur la photo ci-dessous, en jaune à l'horizon, ce sont les lumières de Kota Kinabalu ! En contre-jour, ou plutôt, en contre-lune... on est toujours en pleine nuit, et le soleil doit se lever de l'autre côté !

D'ailleurs, en parlant du soleil, le voilà, avec ses premiers rayons, peu après notre arrivée au sommet (perfect timing, merci le guide !) :

Et de l'autre côté, ce cône d'ombre, absolument superbe, qui épouse les formes du Kinabalu... d'ailleurs je savais pas qu'il était aussi "cônique" ! Et le petit point blanc, c'est la lune... et si vous regardez bien, dans le cône, on voit la mer, et les îles, toujours à l'ombre...

| Pour revenir un peu à la réalité, n'espérez pas être le seul à admirer ces jolis paysages : sur la photo ci-contre, une partie de l'attroupement au sommet, qui me faisait tant redouter l'ascension du Kinabalu ! On était 250 à monter, ce jour-là... |
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Petit jeu de miroir comme je les aime, lors de la descente :

Et cette pointe, tellement belle :

Ci-dessous, on voit la colonne des marcheurs qui redescendent, sur cette grande dalle de granite :

Retour à Laban Rata, qui se détache au-dessus de la mer de nuage...

Petite pause bien méritée au refuge. Le buffet est plutôt bon (vive le nasi goreng !). Mais pas le temps de trop s'attarder, il nous faut redescendre...
Dernière partie longue mais sans histoire, si ce n'est des jambes (et genoux pour certains !) douloureuses, une pluie battante (quel bol on a eu, de ne pas avoir une goutte au sommet...), et des marches à n'en plus finir...
Et le soir, en dégustant une pizza bien méritée face à la baie de Kota Kinabalu, Dame Nature nous a offert un joli spectacle :

Il est temps de reprendre le taxi pour l'aéroport, pour retourner à Singapour... arrivée à 1h du mat' chez moi, en pleine forme le lundi matin au boulot ! :-)
Quelques conclusions, rapidement et en vrac :
- j'ai été agréablement supris par cette ascension. Scéniquement, c'est sans doute (avis personnel) un cran en dessous du Semeru ou du Rinjani, mais j'ai trouvé ça vraiment chouette quand même. Surtout la fin, sur cette dalle de granite, je n'avais jamais vu ce type de paysage ailleurs.
- physiquement, c'est assez rude. Les dénivelés sont importants : 2200m en positif et idem en négatif, le tout en deux jours. Mais étrangement, la partie finale de l'ascension ne pose pas de problème, hormis les difficultés de souffle liées à l'altitude. La difficulté majeure, finalement, ce sont ces marches, qui mettent nos gambettes à rude épreuve, surtout à la descente !
- techniquement aucune difficulté. Et le guide, même s'il est obligatoire, ne sert pas à grand chose, car il est impossible de se perdre !
- j'ai été impressionné par le "service" dans le refuge Laban Rata. Même si c'est blindé de monde, le service est impeccable, la nourriture est plutôt bonne et à volonté (buffet). Sans parler des matelas pour le "plan squatt", impressionnant ! Donc finalement, le prix est justifié...
- autre bon point à signaler, l'entretien impeccable du parc. Aucun (ou très peu) de déchets sur les chemins, rien à voir avec le Rinjani (malheureusement).
- on a eu un bol ENORME pour la météo ! Car même s'il a plu (beaucoup) pour la montée jusqu'au refuge et la descente à partir du refuge, toute l'ascension finale aura été magnifiquement dégagée, et sans vent... une grande chance !
J'espère que ce long article vous a plu, et je vous dis à bientôt !
Thib.
PS : les jours suivant cette ascension, des courbatures comme j'ai rarement eu... ah, ces marches, ça casse complètement les jambes !
Quelques conseils :
- si vous voulez faire l'ascension, tentez de réserver à l'avance (voir ici). Si vous pouvez, évitez les week-ends, il y a moins de monde, donc plus de chance d'avoir une place.
- si c'est officiellement complet, vous pouvez faire comme nous, en vous pointant comme des fleurs. Attention, il n'est pas garanti qu'il y ait une place... maximisez vos chances en partant plus longtemps (on est parti 3 jours). Et de la chance, il faut en avoir un peu... mais qui ne risque rien n'a rien !
- guide obligatoire. Même si en soi, c'est inutile. Impossible de se perdre, et aucune difficulté technique.
- possibilité d'utiliser les services de porteurs, pour limiter le poids à transporter. Pas forcément un mauvais plan si vous avez les genoux fragiles.
- pour les genoux fragiles, pensez aux bâtons de rando...
- pensez à emmener quelques barres de céréales et autres en-cas énergétiques, pour les pauses durant l'ascension.
et quelques détails pratiques : (comme d'hab, à titre purement informatif...)
- pour rejoindre Kota Kinabalu depuis Singapour : Air Asia depuis Johor Bahru (Senai airport). Taxi jusque Sennai, environ 70 SGD depuis le centre de Singapour.
- taxi aéroport de KK -> parc du Kinabalu : 150 RM (taxi officiel), 2 heures.
- entrée du parc de Kinabalu : 15 RM
- prix global de l'ascension : environ 400 RM (80 euros) pour 2 jours, dont 130 RM pour guide/permis/assurance (sur une base de 4 personnes). Peut-être moyen de trouver moins cher... et certainement possible de trouver beaucoup beaucoup plus cher !
- guesthouse pas chère pas loin (10 minutes à pied) des headquarters : Bayu Homestay, 15 RM la nuit en dortoir et un petit restau.
par Thib
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Voyages, voyages...
Hello !
oui, je sais, je n'ai pas été très actif ces derniers temps... en tout cas sur le blog, car je vous assure que je n'ai pas chômé par ailleurs ;-)
Mais ça y est, j'ai ENFIN terminé ce petit site photo dont je vous avais parlé. Ca fait des mois que je travaille dessus ! Oh non pas intensivement (j'ai pas le temps, et d'autres priorités), mais par petites touches, par-ci par-là... et j'ai mis un gros coup d'accélérateur ces dernières semaines. Pour être honnête, je pensais pas que ça me prendrait autant de temps !
Vous pouvez aller y faire un tour dès maintenant :

J'espère que ça vous plaira ! J'ai voulu un site épuré au maximum, en laissant une grande place aux photos. Et pas question de mettre 150 photos par catégorie : j'ai choisi de faire une sélection draconienne, pour ne présenter que quelques clichés pour chaque destination.
Pour l'instant, le site rassemble une sélection de photos d'Asie du Sud-Est, et je compte enrichir progressivement (irrégulièrement) le contenu. Avec des photos des voyages antérieurs (Bolivie, Inde, Québec...), mais également celles des voyages à venir !
N'hésitez pas à me faire part de vos impressions. Un livre d'or est à votre disposition sur le site.
Pour finir, la naissance de "thibontheroad" ne signifie pas la fin de "thibinspore", bien au contraire ! Donc je vous dis à très bientôt pour d'autres articles sur le blog ! Je suis en train de préparer un article sur l'ascension du Kinabalu... et j'ai des articles sur les Philippines (Bohol, Siquihor) en prévision...
Thib.
PS : merci à ceux qui m'ont envoyé des p'tits mots sympa concernant mon histoire d'appart'. Pour l'instant, il semblerait que j'ai un sursis (combien de temps ?!) avant de devoir déménager... bref, situation toujours un peu instable, je croise les doigts !
PS2 : un grand merci à Tom et Helder pour leur aide précieuse concernant ce nouveau site photo :-)
oui, je sais, je n'ai pas été très actif ces derniers temps... en tout cas sur le blog, car je vous assure que je n'ai pas chômé par ailleurs ;-)
Mais ça y est, j'ai ENFIN terminé ce petit site photo dont je vous avais parlé. Ca fait des mois que je travaille dessus ! Oh non pas intensivement (j'ai pas le temps, et d'autres priorités), mais par petites touches, par-ci par-là... et j'ai mis un gros coup d'accélérateur ces dernières semaines. Pour être honnête, je pensais pas que ça me prendrait autant de temps !
Vous pouvez aller y faire un tour dès maintenant :

J'espère que ça vous plaira ! J'ai voulu un site épuré au maximum, en laissant une grande place aux photos. Et pas question de mettre 150 photos par catégorie : j'ai choisi de faire une sélection draconienne, pour ne présenter que quelques clichés pour chaque destination.
Pour l'instant, le site rassemble une sélection de photos d'Asie du Sud-Est, et je compte enrichir progressivement (irrégulièrement) le contenu. Avec des photos des voyages antérieurs (Bolivie, Inde, Québec...), mais également celles des voyages à venir !
N'hésitez pas à me faire part de vos impressions. Un livre d'or est à votre disposition sur le site.
Pour finir, la naissance de "thibontheroad" ne signifie pas la fin de "thibinspore", bien au contraire ! Donc je vous dis à très bientôt pour d'autres articles sur le blog ! Je suis en train de préparer un article sur l'ascension du Kinabalu... et j'ai des articles sur les Philippines (Bohol, Siquihor) en prévision...
Thib.
PS : merci à ceux qui m'ont envoyé des p'tits mots sympa concernant mon histoire d'appart'. Pour l'instant, il semblerait que j'ai un sursis (combien de temps ?!) avant de devoir déménager... bref, situation toujours un peu instable, je croise les doigts !
PS2 : un grand merci à Tom et Helder pour leur aide précieuse concernant ce nouveau site photo :-)
par Thib
publié dans :
Thib's life



